Washington pose un ultimatum à Téhéran, qui revendique la cogestion du détroit d’Ormuz avec Oman
Alors que des navires de guerre américains contrôlent le trafic maritime, l’Iran affirme son «droit naturel» à administrer ce passage stratégique avec le sultanat, excluant les autres États du Golfe.

Selon des sources américaines, Washington a lancé un ultimatum à Téhéran, menaçant d’une action militaire si aucun accord n’est trouvé d’ici la fin de la semaine. Parallèlement, le Commandement central américain (CENTCOM) a intensifié ses opérations dans le détroit : le 4 juin, 127 navires commerciaux ont été détournés, 6 interdits pour infraction, tandis que 36 bâtiments d’aide humanitaire ont été autorisés à passer. Cette démonstration de force s’accompagne d’une alerte du département d’État sur d’éventuelles hostilités, invitant les citoyens américains à la vigilance.
De son côté, Téhéran affirme sa souveraineté. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l’Iran et Oman géreront conjointement le détroit « conformément au droit international », évoquant un « droit naturel » des deux États riverains. Il a précisé que des consultations auront lieu avec les autres pays du Golfe, mais que les décisions finales appartiendront uniquement à Téhéran et Mascate. Les Gardiens de la révolution ont été placés en état d’alerte maximale.
Dans les coulisses, la crise pousse les propriétaires de navires à des arrangements inédits. D’après une enquête de Lloyd’s List Intelligence, une quarantaine de bâtiments ont pu quitter le Golfe ces dernières semaines grâce à une coordination secrète avec la marine américaine à Bahreïn. Les armateurs soumettent leurs plans de transit à un groupe de coopération navale, sans garantie absolue de protection.
Le contraste est saisissant entre la rhétorique souverainiste de Téhéran et l’interventionnisme américain, alors que le détroit voit transiter un cinquième du pétrole mondial. Pour les Européens, et notamment la France, qui dépendent largement des hydrocarbures du Golfe, une escalade entraînerait de lourdes conséquences économiques. Derrière la surenchère verbale, un dialogue de crise semble toutefois se dessiner, comme en témoignent les échanges envisagés avec les monarchies du Golfe. Mais la multiplication des acteurs – États-Unis, Iran, Oman, armateurs, pays européens – complique toute issue rapide.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
L'Iran affirme que Téhéran et Mascate géreront conjointement le détroit d'Ormuz conformément au droit international. Parallèlement, le commandement central américain a escorté 36 navires humanitaires à travers le détroit, contournant le blocus iranien. Les deux versions sont rapportées sans prise de position.
Les États-Unis émettent une alerte de sécurité dans tout le Moyen-Orient, prévenant leurs citoyens du potentiel d'hostilités et leur demandant de repérer l'abri le plus proche. Washington aurait lancé à Téhéran un ultimatum jusqu'à la fin de la semaine : accord ou action militaire. Plusieurs appareils de l'US Air Force sont actifs dans la zone, signe d'une menace imminente.
Les propriétaires de navires coincés dans le Golfe Persique par le blocus iranien du détroit d'Ormuz coordonnent secrètement leurs actions avec la marine américaine pour évacuer leurs bâtiments. En trois semaines, environ 40 navires ont quitté le Golfe, d'après des analystes du secteur maritime. Cette entente discrète met en lumière une collaboration pragmatique entre armateurs et forces navales américaines.
Cette actualité est parue dans
6 sources · 3 langues · fenêtre 24 h