Iran : l’AIEA alarmée par l’impossibilité de contrôler le programme nucléaire après les frappes de 2025
L’AIEA, dans un rapport secret, avoue son incapacité à contrôler l’uranium enrichi iranien depuis les frappes de 2025, ravivant les inquiétudes nucléaires.

Le programme nucléaire iranien, déjà au cœur des tensions internationales, connaît une opacité inédite. Selon un rapport confidentiel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) diffusé jeudi aux États membres, l’organisation n’est plus en mesure d’inspecter les installations nucléaires iraniennes ni de vérifier l’état des stocks d’uranium enrichi. « L’AIEA ne peut fournir aucune information sur la taille, la composition ou l’emplacement actuels des stocks d’uranium enrichi en Iran, ni dire si l’Iran a suspendu toutes ses activités d’enrichissement », précise le document, consulté par l’Associated Press et l’AFP. Le Conseil des gouverneurs de l’Agence, réuni la semaine prochaine à Vienne, devra se saisir de cette situation sans précédent.
Cette cécité des inspecteurs découle directement des frappes militaires menées contre les sites nucléaires iraniens. Dès juin 2025, Israël, avec le soutien de Washington, a ciblé trois complexes majeurs, avant de nouvelles vagues de bombardements à partir du 28 février. Ces attaques, justifiées par la volonté d’empêcher Téhéran d’acquérir l’arme atomique, ont plongé le dossier dans une zone grise. Avant la guerre de 2025, les experts estimaient que l’Iran détenait environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, un seuil proche des 90 % nécessaires à la confection d’une bombe. Aujourd’hui, seul le réacteur de Bouchehr a pu être visité, laissant planer le doute sur l’état réel du programme.
La presse du monde arabe, en particulier les médias libanais et panarabes, souligne l’urgence d’une reprise des vérifications. Pour Al-Jadeed, An-Nahar ou Sky News Arabia, l’incapacité de l’AIEA à exercer ses responsabilités de garanties nourrit des « préoccupations de prolifération » et appelle une coopération « constructive » de l’Iran. Le directeur général Rafael Grossi a lui-même exhorté Téhéran à s’engager sans délai. Ces appels résonnent d’autant plus que la région redoute une course aux armements nucléaires, dans un contexte déjà explosif.
D’un point de vue européen, l’agence italienne Adnkronos met en lumière les efforts diplomatiques parallèles : Grossi a réaffirmé son « plein soutien » aux négociations entre Washington et Téhéran, tandis que le président américain Donald Trump a balayé l’idée d’un accord, estimant ne pas en avoir besoin. Cette divergence illustre la complexité d’une sortie de crise par la voie politique. Les capitales occidentales, Paris en tête, suivent avec attention ce dossier qui menace le régime de non-prolifération et la stabilité du Moyen-Orient.
La réunion du Conseil des gouverneurs s’annonce décisive. Faute d’accès aux sites, l’AIEA se trouve dans l’impossibilité de certifier le caractère pacifique du programme iranien, comme l’exige l’accord de garanties généralisées. Les prochaines semaines diront si la pression diplomatique peut déboucher sur un retour des inspecteurs, ou si le flou actuel entérine un point de non-retour nucléaire. Pour le lectorat francophone, de Paris à Dakar en passant par Bruxelles, c’est l’avenir même de la sécurité collective qui est en jeu.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Un rapport confidentiel de l’AIEA met en garde contre les risques de prolifération nucléaire, les inspecteurs n’ayant plus accès aux sites iraniens depuis les frappes israélo-américaines de l’été 2025. La quantité et la localisation de l’uranium enrichi demeurent inconnues, et l’agence parle d’une situation inédite nécessitant des vérifications urgentes.
L’agence atomique de l’ONU ne parvient pas à inspecter les sites nucléaires iraniens et fait état de craintes latentes de prolifération ; seule la centrale de Bushehr a été visitée, alors que les stocks d’uranium hautement enrichi augmentent. Le rapport confidentiel appelle Téhéran à coopérer de manière constructive.
Selon un rapport confidentiel cité par les médias iraniens, l’AIEA ne peut plus vérifier l’uranium enrichi iranien. Trump déclare ne pas avoir besoin d’accords, tandis que le directeur Grossi réaffirme son soutien aux négociations américano-iraniennes, opposant le vide des inspections à une indifférence politique déroutante.
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