Une pilule ciblant KRAS double la survie dans le cancer du pancréas
Présenté au congrès de l’ASCO, l’essai clinique de phase 3 montre un bénéfice inédit pour le daraxonrasib, suscitant l’enthousiasme des oncologues de Los Angeles à Stockholm, en passant par Paris.

La communauté oncologique internationale a salué, lors du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) en 2026, des résultats porteurs d’un espoir inédit. Le daraxonrasib, une pilule expérimentale, a permis de doubler la survie de patients atteints d’un cancer du pancréas métastatique, l’une des tumeurs les plus redoutables, en comparaison avec la chimiothérapie standard. L’essai clinique de phase 3, baptisé RASolute 302, a randomisé 500 patients déjà traités, dont la maladie progressait. Ceux ayant reçu la molécule ont vu leur médiane de survie passer de six à treize mois. « Sans guérir la maladie, c’est un pas en avant considérable », a commenté Zev Wainberg, chercheur à l’Université de Californie à Los Angeles, co-directeur de l’étude.
Le mécanisme d’action du daraxonrasib cible une protéine mutée de la famille RAS, responsable de la prolifération tumorale dans plus de 90 % des adénocarcinomes pancréatiques. Cette voie de signalisation, longtemps jugée inatteignable pharmacologiquement, a été le Graal de la recherche oncologique durant trois décennies. Les effets secondaires se sont révélés moins sévères que ceux de la chimiothérapie, renforçant l’intérêt de cette thérapie orale quotidienne. Du Brésil à la Suède, la presse a relayé cette avancée, y voyant une rupture thérapeutique majeure face à une maladie dont le taux de mortalité approche les 90 % à cinq ans.
En Europe, l’enthousiasme est palpable. Daniel Öhlund, oncologue à l’hôpital universitaire de Norrland en Suède, a souligné dans les médias qu’il s’agissait du « premier médicament plus efficace que la chimiothérapie pour de larges groupes de patients ». En France, des patients traités à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif ont témoigné d’une régression inespérée de leurs métastases grâce au daraxonrasib. Véronique, 56 ans, a confié au Figaro : « C’est comme si j’avais gagné à l’EuroMillions », illustrant l’impact concret de cette innovation.
Si ces résultats suscitent l’optimisme, la prudence reste de mise. L’essai n’a inclus que des patients en situation métastatique résistante aux traitements antérieurs. L’extension à d’autres stades de la maladie et à des populations plus vastes devra être confirmée par de nouvelles études. Par ailleurs, l’accès à ce traitement innovant, s’il obtient les autorisations de mise sur le marché, posera la question des inégalités Nord-Sud, le cancer du pancréas connaissant une incidence croissante dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Comme souvent en oncologie, le défi sera autant scientifique que politique.
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Une nouvelle pilule expérimentale suscite l'espoir pour les cancers du pancréas avancés, une maladie particulièrement difficile à traiter. Le médicament cible une mutation clé et double la survie médiane par rapport à la chimiothérapie, avec une moindre toxicité. Les chercheurs y voient une avancée majeure, sans pour autant parler de guérison.
Une étude inédite double la survie des patients atteints d'un cancer du pancréas métastatique, une percée après des années de progrès limités. Les données présentées à l'ASCO 2026 montrent une prolongation significative de la vie par rapport à la chimiothérapie standard, ravivant l'espoir en oncologie. Ce médicament expérimental est salué comme une avancée concrète face à une maladie agressive.
Une femme de 56 ans atteinte d'un cancer du pancréas métastatique raconte avoir gagné à l'EuroMillions après que le médicament expérimental a fait régresser sa tumeur. Ayant épuisé tous les traitements conventionnels, elle a pu bénéficier de la nouvelle molécule et savoure aujourd'hui une seconde vie. Son témoignage incarne les chiffres dans un récit d'espoir et de reconnaissance.
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