Le pape Léon XIV aux Canaries : « Tous migrants » et un cri contre les trafiquants
Au terme de son voyage en Espagne, le pape Léon XIV a jeté des fleurs à la mer aux Canaries et dénoncé les « monstres » qui trafiquent les migrants, appelant à une conversion des cœurs et des politiques.

C’est par un geste symbolique d’une rare puissance que le pape Léon XIV a conclu son voyage d’une semaine en Espagne. Sur le petit môle d’Arguineguín, dans l’île de Grande Canarie, le pontife a lancé un bouquet de fleurs dans l’Atlantique pour honorer les milliers de migrants engloutis sur la route maritime la plus meurtrière vers l’Europe. « On ne peut pas parler de dignité et laisser les mers devenir des cimetières », a-t-il lancé, dénonçant les « monstres » qui rôdent sur ces eaux : mafias, trafiquants d’êtres humains et l’indifférence de ceux qui permettent que les pauvres soient dévorés par l’exploitation. Ce « quai de la honte », comme l’a qualifié la presse anglophone, est devenu l’épicentre d’un plaidoyer qui a mêlé compassion pastorale et critique géopolitique.
La visite du centre d’accueil de Las Raíces, à Tenerife, a donné au message sa dimension la plus universelle. Devant des centaines de migrants, le pape a affirmé que « tous, d’une certaine manière, nous sommes migrants, car nous sommes tous pèlerins vers notre patrie céleste ». Reprise par les médias internationaux, cette phrase a résonné comme un défi aux politiques de fermeture qui se durcissent dans une grande partie de l’Europe. La presse italienne a particulièrement souligné l’écho avec l’appel lancé jadis par Jean-Paul II contre la mafia : « Arrêtez-vous. Convertissez-vous ! », a tonné Léon XIV à l’adresse des trafiquants, reprenant une injonction qui traverse les pontificats. Alors que l’Espagne fait figure d’exception avec des politiques migratoires plus ouvertes, le souverain pontife a rappelé aux États et à l’Église leur devoir de protection, appelant à une « conversion » du regard pour voir au-delà des statistiques.
La dimension humaine a éclaté dans des moments de tendresse rapportés par la presse espagnole et italienne. À Las Raíces, après son discours, le pape a été entouré d’enfants qui se sont précipités vers lui ; il en a pris un dans ses bras, le serrant longuement contre lui. Ce geste, presque franciscain, illustrait son insistance à reconnaître dans chaque migrant « cette petite fille qui pourrait être notre fille, ces visages qui pourraient faire partie de notre famille ». La presse des Canaries a vu dans cette étreinte la traduction concrète d’un pontificat qui, dans la lignée de François, place la question migratoire au cœur de son magistère.
Au-delà de l’émotion, ce dernier acte espagnol porte une charge politique évidente. Les îles Canaries, porte d’entrée de dizaines de milliers d’arrivées irrégulières depuis l’Afrique de l’Ouest, cristallisent les contradictions européennes. En jetant des fleurs sur les eaux qui séparent deux continents, Léon XIV a transformé un lieu de tragédie en chaire à ciel ouvert. Reste à savoir si cet appel à la « conversion » des consciences et des politiques trouvera un écho au sein d’une Union européenne où la solidarité se fragmente, ou s’il demeurera, comme tant d’autres, une parole prophétique noyée dans l’indifférence des États.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La visite du pape aux Canaries s'est achevée sur un message nuancé : tout en défendant fermement la dignité des migrants et en condamnant les trafiquants comme des 'monstres', il a également reconnu le droit des nations à contrôler leurs frontières et a suggéré aux migrants de reconsidérer les voyages dangereux. Cette position équilibrée reflète une approche pragmatique de la crise migratoire, reconnaissant à la fois les obligations humanitaires et les prérogatives souveraines.
Le voyage apostolique du pape en Espagne s'est terminé à Tenerife par un problème technique dramatique sur son avion, résolu par l'escorte personnelle du roi jusqu'au salon VIP, soulignant l'accueil diplomatique de haut niveau. Depuis les Canaries, le pontife a lancé un cri enflammé contre les trafiquants d'êtres humains, leur ordonnant de 's'arrêter et de se convertir', faisant écho aux condamnations papales passées des mafias. Il a également embrassé les migrants avec tendresse, déclarant que 'nous sommes tous des migrants' dans un appel universel à la solidarité.
Aux Canaries, le pape Léon XIV a dénoncé l'indifférence de l'Europe, avertissant qu'on ne peut pas parler de dignité en laissant les mers devenir des cimetières. Il a jeté des fleurs à la mer pour honorer les milliers de morts sur la route atlantique et a appelé à l'intégration, affirmant que 'tous, d'une certaine manière, nous sommes des migrants'. Cette visite a été un geste politique fort, exigeant la solidarité et la fin des 'monstres' qui exploitent le désespoir humain.
Le pape Léon XIV a lancé un avertissement sévère aux trafiquants d'êtres humains qui exploitent les migrants, leur ordonnant de 's'arrêter' et de 'se repentir' lors de sa visite aux Canaries. Le message du pontife s'est concentré sur les réseaux criminels qui profitent de la migration irrégulière, appelant à leur conversion. La visite a souligné l'impératif moral de lutter contre le trafic tout en abordant le sort de ceux qui cherchent une vie meilleure.
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