David Hockney, le peintre qui fit entrer la lumière californienne dans l'art contemporain, s'éteint à 88 ans
L'artiste britannique, figure majeure du pop art et maître de la couleur, est mort paisiblement chez lui à Londres le 11 juin. Il laisse une œuvre traversée par le soleil de Los Angeles et les paysages de sa Normandie d'adoption.

La disparition de David Hockney, annoncée le 12 juin par son agente Erica Bolton, ferme un chapitre singulier de l'histoire de l'art contemporain. L'artiste s'est éteint « paisiblement chez lui » à Londres le 11 juin 2026, à un mois de son 89e anniversaire [A37][A47]. Né dans le Yorkshire industriel, formé au Royal College of Art de Londres, Hockney avait très tôt compris que sa palette avait besoin d'une autre lumière : celle de la Californie, où il s'installe en 1964 et dont il deviendra le chantre visuel, immortalisant ses piscines turquoise et ses architectures modernistes dans des toiles comme *A Bigger Splash* (1967) [A38][A26].
Cette trajectoire géographique et esthétique a fait de lui un passeur entre les mondes. La presse anglo-saxonne, du *Sydney Morning Herald* au *South China Morning Post*, insiste sur son statut de « trésor national » britannique, tout en soulignant que c'est sous le soleil de Los Angeles qu'il a forgé son langage le plus reconnaissable [A26][A46]. Les médias francophones, de *Radio-Canada* au *Figaro*, rappellent quant à eux son attachement tardif mais profond à la Normandie, où il s'était installé en 2019 et dont il a capté les saisons sur iPad, renouant avec la tradition de la tapisserie de Bayeux [A51][A7]. Cette double appartenance — à l'Angleterre de ses origines et à une certaine idée de la France rurale — nuance le récit d'un artiste uniquement américanisé.
La presse économique et les agences russes mettent l'accent sur un autre héritage : celui des records de vente. En 2018, *Portrait of an Artist (Pool with Two Figures)*, tableau de 1972 mettant en scène son ancien amant Peter Schlesinger, s'est envolé à 90,3 millions de dollars chez Christie's, établissant un record pour un artiste vivant [A6][A20]. Les médias italiens et allemands, de *La Stampa* à la *Süddeutsche Zeitung*, replacent ce succès commercial dans une lecture plus existentielle : celle d'un homme qui a fait de sa vie affective la matière même de son art, peignant ses amants, ses amis — de Joni Mitchell à Harry Styles — avec une franchise qui a contribué à normaliser l'homosexualité dans la culture visuelle britannique [A39][A38][A12].
Au-delà du pop art des années 1960, c'est la capacité de Hockney à se réinventer qui traverse les hommages internationaux. La presse iranienne et brésilienne souligne son usage pionnier des technologies numériques : collages photographiques dans les années 1980, dessins sur iPhone puis sur iPad à plus de 70 ans, exploration de la 3D à la fin de sa vie [A5][A30]. *Panorama* en Italie et *Le Devoir* au Québec y voient la marque d'un « expérimentateur insatiable » pour qui chaque nouvel outil était une occasion de « regarder le monde depuis une perspective différente » [A18][A47]. Cette inventivité, saluée par la Fondation Louis Vuitton lors de sa rétrospective parisienne de 2025 qui attira plus d'un million de visiteurs, contredit l'image d'un peintre figé dans ses soleils californiens [A4].
L'héritage de Hockney se lit aujourd'hui dans la tension entre une œuvre immédiatement accessible, célébrant la joie de vivre, et une rigueur intellectuelle constante sur la nature de la représentation. « J'ai fait tout ce que je voulais faire. Je ne regrette rien », confiait-il, selon l'agence italienne AGI [A2]. Reste à savoir comment les institutions — la Tate Britain, qui prépare deux expositions pour 2027, ou le Musée de Bradford — articuleront cette dualité entre le peintre du bonheur et le théoricien exigeant du regard [A13][A10]. Une chose est certaine : dans un monde de l'art souvent enclin à l'obscurité conceptuelle, Hockney aura prouvé qu'une piscine turquoise pouvait être une idée aussi puissante qu'une abstraction.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La disparition de David Hockney est pleurée comme celle du 'roi des couleurs' et du 'peintre du bonheur', qui a enchanté le monde avec ses piscines californiennes et ses paysages normands, puisant son inspiration auprès de ses amants, en particulier Peter Schlesinger, dont l'histoire d'amour et de chagrin est devenue presque aussi légendaire que son tableau à 90 millions de dollars.
La mort de David Hockney est rapportée à travers son record de vente aux enchères de 90,3 millions de dollars et son adoption des technologies – de l'iPhone au fax – qui lui ont permis de réinventer constamment son art. Sa carrière de sept décennies a été marquée par une éthique de travail acharnée et un talent pour fusionner la peinture figurative traditionnelle avec les outils modernes.
Les médias russes annoncent la mort de David Hockney à 88 ans, en soulignant son décès paisible à domicile et son statut d'un des artistes contemporains les plus influents. Ils mettent en avant son record de vente de 90 millions de dollars et son rôle dans le pop art, sur un ton neutre et factuel.
Les médias chinois saluent David Hockney comme un 'géant de l'art contemporain', une figure majeure des XXe et XXIe siècles qui a continué à peindre et à exposer jusqu'à la fin. Les hommages soulignent son usage brillant de la couleur et son statut de maître de renommée mondiale, sur un ton respectueux propre aux médias d'État.
Cette actualité est parue dans
56 sources · 11 langues · fenêtre 24 h