Démenti iranien sur la démission de Pezeshkian : le spectre d’une crise entre réformateurs et Gardiens de la révolution
Des rumeurs de démission du président iranien, amplifiées par un média d’opposition londonien, ont été catégoriquement rejetées par Téhéran, révélant les fractures internes du régime en pleine guerre avec Washington.

Une vague de rumeurs a secoué le paysage politique iranien dimanche 31 mai 2026, quand le réseau Iran International, basé à Londres, a affirmé que le président Massoud Pezeshkian avait présenté sa démission au Guide suprême Mojtaba Khamenei. Selon cette chaîne d’opposition en exil, la lettre dénonçait une mainmise du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur les décisions stratégiques, rendant le gouvernement inopérant. Les autorités de Téhéran ont immédiatement démenti : le porte-parole adjoint de la présidence, Seyyed Mehdi Tabatabaei, a qualifié cette information de « purs commérages » tandis que la conseillère gouvernementale Fatemeh Mohajerani balayait la rumeur d’un revers de main.\n\nLe président lui-même s’est exprimé avec force lors d’un conseil des ministres, martelant : « Je continuerai tant que je respirerai. Soit nous avançons avec force, soit nous tombons en martyrs – dans les deux cas, c’est la victoire. » Il a ajouté que sa vie ne valait pas plus que celle du défunt Guide Ali Khamenei, désormais remplacé par son fils Mojtaba, et que Dieu viendrait en aide à ceux qui restent honnêtes sur le terrain. Cette déclaration, diffusée par les médias d’État iraniens, visait à dissiper tout doute sur sa détermination à poursuivre sa mission.\n\nCes événements surviennent dans un contexte de tensions extrêmes avec les États-Unis, qui imposent un blocus naval et ont récemment attaqué un cargo suspecté de le violer, tandis que des négociations de cessez-le-feu peinent à aboutir. Les sources proches du dossier évoquent des fractures profondes au sein du régime, entre l’aile réformiste incarnée par Pezeshkian et les durs du CGRI, accusés de vouloir torpiller tout accord avec Washington. Si Téhéran affiche une unité de façade, les observateurs notent que la mise en scène de la rumeur sert aussi les intérêts des factions les plus radicales, qui cherchent à affaiblir la présidence.\n\nLes médias internationaux se sont emparés de l’affaire avec des angles variés : la presse indienne et les agences indonésiennes ont largement relayé les démentis officiels tout en insistant sur la fragilité économique du pays ; les journaux arabes ont souligné le flou entourant la position réelle du président ; les médias russes ont repris la rhétorique iranienne en parlant de « fausses rumeurs ». Derrière cette orchestration, c’est bien la guerre cognitive qui se déploie entre un Iran soumis aux sanctions et une opposition en exil déterminée à exploiter les divisions internes. L’avenir dira si Pezeshkian parviendra à maintenir le cap dans ce champ de forces contraires.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le président Pezeshkian jure de poursuivre avec la plus grande force : 'Soit nous avançons, soit nous sommes martyrisés, et dans les deux cas, c'est une victoire.' Son bureau dément catégoriquement les rumeurs de démission propagées par des médias hostiles, réaffirmant l'unité du peuple iranien.
Malgré les démentis officiels, des ambiguïtés persistent autour de la situation du président iranien. Des informations évoquent une lettre de démission dénonçant l'exclusion du gouvernement des décisions majeures en raison de la mainmise des Gardiens de la révolution. L'épisode s'inscrit dans un cessez-le-feu fragile avec les États-Unis.
Les médias indiens ont d'abord relayé la rumeur d'une démission de Pezeshkian à cause de l'influence des Gardiens de la révolution, citant une lettre au guide suprême, avant de faire du fact-checking et de rapporter le démenti de Téhéran. L'affaire a été placée dans le cadre des pourparlers de paix américano-iraniens, Washington menaçant de reprendre la guerre.
Moscou balaie les rumeurs de démission comme des 'fausses rumeurs' diffusées par une chaîne basée à Londres. Les responsables iraniens confirment que le président ne démissionnera pas, dénonçant une tentative extérieure de déstabilisation.
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