Trump durcit ses exigences et prolonge les tractations avec l’Iran
Washington renvoie un texte amendé à Téhéran, insistant sur le nucléaire et le détroit d’Ormuz, tandis que les efforts de médiation se poursuivent.

Le président américain Donald Trump a renvoyé samedi au régime iranien une nouvelle mouture du projet d’accord négocié depuis plusieurs semaines, durcissant les conditions préalables à toute levée des hostilités. Selon des médias américains, les modifications exigées par la Maison Blanche portent notamment sur des « formulations plus strictes » entourant les engagements nucléaires de Téhéran et la réouverture du détroit d’Ormuz, voie stratégique bloquée depuis le début du conflit. Loin de clore le dossier comme il l’avait laissé entendre, M. Trump a insisté vendredi lors d’une réunion avec ses conseillers pour que le texte reflète ses « lignes rouges », repoussant à nouveau l’échéance d’une décision « finale ».
Du côté de Téhéran, la prudence reste de mise. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu que la République islamique n’accepterait aucun arrangement qui ne garantisse pas pleinement ses droits souverains. Les sources iraniennes, relayées par l’agence Tasnim, confirment que le guide suprême, Mojtaba Khamenei, aura le dernier mot, ce qui ajoute une couche de complexité à des pourparlers déjà tortueux. L’inquiétude américaine porte aussi sur l’ampleur des allègements financiers qui pourraient être consentis, la présidence redoutant les comparaisons avec les « palettes de billets » livrées sous l’ère Obama — un précédent que M. Trump juge trop indulgent.
Sur le terrain diplomatique, les médiateurs s’activent. La haute représentante de l’Union européenne, Kaja Kallas, se rend ce lundi au Pakistan pour le huitième dialogue stratégique bilatéral, soulignant l’implication européenne dans la résolution de la crise. Les chancelleries occidentales, tout en soutenant l’initiative américaine, observent avec une certaine appréhension la valse-hésitation de Washington. En Afrique et au Canada, où les communautés francophones suivent de près l’évolution du dossier, on redoute les conséquences d’un embrasement prolongé sur les marchés énergétiques et la sécurité des voies maritimes.
L’horloge tourne et la menace d’une escalade militaire plane toujours. Si Donald Trump assure que l’Iran a « accepté » de ne jamais se doter de l’arme atomique, les déclarations contradictoires des deux camps maintiennent un climat d’incertitude. Le retour à la table des négociations est peut-être la dernière fenêtre avant une reprise des frappes : le président américain n’a pas hésité à évoquer l’option d’une intervention armée si ses objectifs n’étaient pas satisfaits. Dans ce jeu de dupes, chaque camp tente de sauver la face tout en évitant une guerre totale — un équilibre précaire qui dépendra de la capacité des prochains jours à transcender les postures.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le président américain a renvoyé le projet d'accord avec des modifications unilatérales, sans en détailler les changements. Il s'inquiète des clauses qui débloqueraient les avoirs iraniens gelés, une mesure qu'il a vivement reprochée à Obama. Téhéran se montre patient tandis que Washington manifeste sa frustration face à la lenteur des négociations.
Trump a renvoyé l'accord avec des amendements plus stricts, exigeant un langage ferme sur les obligations nucléaires de Téhéran et la réouverture du détroit d'Ormuz. Le président redoute toute concession financière rappelant les transferts d'argent de l'ère Obama. Cette approche prudente prolonge les pourparlers mais est jugée nécessaire pour un accord solide.
La pulseada entre Washington et Téhéran se poursuit, Trump renvoyant le projet avec des conditions encore plus dures. Après une réunion dans la Situation Room, la Maison-Blanche attend une réponse, sans issue en vue. Cette décision prolonge un conflit qui dure depuis plus de trois mois, le président américain durcissant sa position sur l'accord proposé.
Trump s'obstine à nouveau et envoie une contre-proposition aux exigences nettement durcies, déclenchant un troisième cycle de modifications. La diplomatie européenne, avec la Haute Représentante en déplacement au Pakistan, tente de maintenir le dialogue pendant que le projet fait la navette entre la Situation Room et Téhéran. Ce va-et-vient incessant risque de ramener les négociations à la case départ, sapant les espoirs de mettre fin à un conflit de trois mois.
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