L’Assemblée générale de l’ONU portée par un nouveau leadership face aux crises
Le ministre bangladais des Affaires étrangères Khalilur Rahman prendra la tête de l’Assemblée générale en septembre, succédant à l’Allemande Annalena Baerbock, dans un contexte de recomposition des équilibres onusiens.

Ce scrutin serré illustre le fonctionnement cyclique de l’organisation : la présidence, largement protocolaire, tourne par groupes régionaux, et cette année revenait à la région Asie-Pacifique. La presse allemande relève la fin du mandat de Baerbock, figure médiatique de la diplomatie européenne, tandis que les médias arabes et internationaux détaillent un vote secret où Rahman l’a emporté par 99 voix contre 91 pour le Chypriote Andreas Kakouris, trois pays n’ayant pas pris part au vote.
Les réactions dessinent une nouvelle géopolitique onusienne. Moscou, par la voix du directeur du département des organisations internationales, a immédiatement salué l’élection et souhaité une « coopération dense et constructive », rapportent les agences russes. Pour les capitales européennes, le résultat marque une défaite symbolique pour Chypre, pays méditerranéen divisé, et un effacement relatif de l’influence allemande après la présidence Baerbock. Du côté des pays du Golfe, on souligne avant tout les promesses du nouvel élu, qui entend « renforcer l’efficacité des Nations unies » et promouvoir une approche « plus inclusive » du maintien de la paix.
Au-delà de la présidence, l’Assemblée générale a procédé au renouvellement complet de ses instances dirigeantes, notamment les vice-présidences et les six grandes commissions. La presse nigériane se fait l’écho de l’élection de Jimoh Ibrahim, représentant permanent du Nigeria, à la tête de la commission du budget et de l’administration. Ce poste, peu médiatisé, prend une importance cruciale alors que l’ONU fait face à un déficit de plus de 1,8 milliard de dollars, conséquence notamment des coupes dans l’aide étrangère. Ibrahim a promis une « stratégie critique et innovante » pour gérer ces contraintes financières.
Ces nominations interviennent dans un climat d’incertitude plus large. Le mandat du secrétaire général António Guterres expire en décembre prochain, et la course à sa succession a déjà commencé. La presse russe annonce ainsi la visite prochaine à Moscou de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, candidate déclarée, dans le cadre d’une série de consultations que mène le ministre russe des Affaires étrangères avec les prétendants. Ce ballet diplomatique souligne l’enjeu du poste le plus stratégique de l’organisation, au moment où les conflits en cours mettent à l’épreuve la crédibilité du multilatéralisme.
Le nouveau président de l’Assemblée générale a d’ores et déjà mis en garde contre le risque d’érosion de la confiance des peuples dans la capacité de l’ONU à jouer son rôle. Reste à savoir si ce mandat, par nature temporaire et honorifique, pourra peser sur les réformes attendues d’une organisation prise en étau entre contraintes budgétaires et défis géopolitiques majeurs.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, Khalilur Rahman, a remporté la présidence de la 81e Assemblée générale de l'ONU avec 99 voix, un succès diplomatique pour le pays. Cette victoire, la deuxième depuis 1986, renforce la stature du Bangladesh dans les forums multilatéraux et couronne un chapitre de fierté nationale.
La présidence de la 81e Assemblée générale de l'ONU pour l'Allemande Annalena Baerbock touche déjà à sa fin, après seulement un an. Les électeurs départagent deux diplomates chevronnés de Chypre et du Bangladesh, et le vainqueur entrera en fonction en septembre, soulignant le rythme accéléré des mandats honorifiques à l'ONU.
L'attention de l'Assemblée générale de l'ONU se tourne vers la commission du budget et de l'administration, où le Nigérian Jimoh Ibrahim a été élu président. Confrontée à un déficit de 1,8 milliard de dollars après les coupes dans l'aide étrangère, la commission doit trouver des solutions novatrices pour gérer cette crise budgétaire, reléguant au second plan le changement de présidence protocolaire.
La Russie a salué l'élection du Bangladais Khalilur Rahman à la présidence de l'Assemblée générale de l'ONU et l'a invité à Moscou, affichant sa volonté d'engagement constructif. Le ministère russe des Affaires étrangères poursuit ses consultations avec d'autres candidats à la direction de l'ONU, comme l'ex-présidente chilienne Michelle Bachelet, soulignant ainsi le rôle actif de Moscou dans l'avenir de l'organisation.
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