Netanyahou et le nouveau chef du Mossad affirment leur détermination face à l'Iran
Lors de la passation de pouvoir au Mossad, Benyamin Netanyahou et Roman Gofman ont promis d'empêcher Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire, évoquant un changement de régime.

Le mardi, la cérémonie de passation de pouvoir entre l'ancien directeur du Mossad, David Barnea, et son successeur, Roman Gofman, a été l’occasion pour les dirigeants israéliens de réaffirmer leur détermination face à l’Iran. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré qu’Israël ne permettra pas à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ni de restaurer ses capacités militaires, selon des propos rapportés par plusieurs médias arabes. « Ce régime ne menacera plus notre existence », a-t-il martelé, ajoutant que son sort est « la disparition » et qu’Israël l’aidera à atteindre cette fin.
Les médias israéliens, comme le Jerusalem Post, ont souligné les déclarations de Roman Gofman, qui a évoqué un « coup dur » porté par le Mossad à l’axe chiite iranien lors des récents affrontements. Le nouveau chef du renseignement a insisté sur le basculement stratégique imposé à Téhéran, qui a modifié l’équilibre des forces dans la région tout en avertissant que la mission était loin d’être terminée. Ces propos confirment une intensification de la guerre de l’ombre menée par l’État hébreu contre le programme nucléaire et l’influence régionale de la République islamique.
Du côté des médias arabes, comme Sky News Arabia et Al-Modon, l’accent a été mis sur le ton menaçant du discours de Netanyahou, qui a juré d’empêcher l’Iran de « remonter le temps » et de reconstituer ses capacités. Ces sources rappellent que ces déclarations s’inscrivent dans une stratégie israélienne constante de pression maximale, comprenant des sabotages et des assassinats ciblés, visant à entraver les ambitions nucléaires iraniennes et à affaiblir le régime en place.
Un média en persan basé à Londres, Iran International, a pour sa part relevé que tant l’ancien chef du Mossad que le Premier ministre ont « ouvertement parlé de changement de régime comme d’un objectif atteignable ». Gofman, lors de son intronisation, s’est engagé à perpétuer les opérations clandestines contre la République islamique et ses alliés, une posture qui, selon certains analystes, pourrait saper toute perspective de relance de l’accord nucléaire de Vienne.
Alors que les pourparlers sur le nucléaire iranien sont au point mort, la relève à la tête du Mossad semble annoncer une continuité dans les opérations hostiles, avec un recours assumé à la déstabilisation. La rhétorique de Netanyahou, ouvertement favorable à un effondrement du régime, tranche avec la prudence de certains alliés occidentaux, notamment européens, qui privilégient encore la voie diplomatique. La nomination de Gofman, fidèle à la ligne dure, écarte pour l’heure l’hypothèse d’une désescalade.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La cérémonie d’investiture du nouveau chef du Mossad a été l’occasion de marteler que les jours du régime iranien sont comptés, durement touché par les services israéliens. Le Premier ministre a rappelé le retournement stratégique imposé à Téhéran et promis que l’État hébreu hâtera la chute des ayatollahs.
Les médias du Golfe ont relayé les nouvelles consignes confiées au chef du Mossad : empêcher Téhéran d’obtenir l’arme nucléaire et poursuivre la lutte contre l’agression iranienne. Le récit a repris les propos du Premier ministre israélien, qui a qualifié le pouvoir iranien de régime terrifiant voué à disparaître.
Les journaux européens ont relevé que la nomination au Mossad a été contestée et a nécessité l’aval de la Cour suprême. La cérémonie a relancé l’avertissement à Téhéran, avec l’argument que les fondations du régime sont déjà lézardées ; le ton reste celui d’un observateur qui prend acte d’une rhétorique belliqueuse non exempte de controverses.
Les médias arabo-levantins ont présenté ces déclarations comme une nouvelle menace israélienne, recourant à des verbes comme ‘prétendre’ pour prendre leurs distances. Le Premier ministre israélien est décrit comme résolu à empêcher l’Iran de reconstituer ses capacités nucléaires, dans un récit qui dépeint les dirigeants de Tel-Aviv comme un acteur menaçant annonçant la chute du régime théocratique.
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