Jill Biden a cru que Joe faisait un AVC lors du débat calamiteux face à Trump
L’ancienne première dame a confié à CBS avoir craint un accident vasculaire cérébral pendant le face-à-face de juin 2024. Un aveu tardif qui relance les interrogations sur la transparence autour de l’état de santé du président.

Dans un extrait d’entretien avec CBS News diffusé mercredi, Jill Biden a livré un témoignage glaçant sur la soirée du 27 juin 2024. Alors que Joe Biden, 81 ans, affrontait Donald Trump à Atlanta, la première dame a cru que son mari subissait un accident vasculaire cérébral. « Je n’avais jamais vu Joe comme ça avant ni depuis. […] Je me suis dit : oh mon Dieu, il est en train de faire un AVC, et ça m’a terrifiée », confie-t-elle, selon la version recueillie par la presse alémanique et francophone. Le débat, marqué par des phrases inachevées, une voix éteinte et des absences prolongées, fut un tournant catastrophique pour la campagne démocrate.
Moins de deux semaines après cette prestation chaotique, le président sortant suspendait sa campagne et apportait son soutien à Kamala Harris, qui sera battue en novembre. Pourtant, au soir du duel, Jill Biden avait publiquement félicité son époux, affirmant qu’il avait « répondu à toutes les questions ». La presse anglo-saxonne, au premier rang de laquelle The Independent, souligne l’écart vertigineux entre cette réaction de façade et l’effroi désormais avoué. L’Europe germanophone (Süddeutsche Zeitung, Tages-Anzeiger) relaie sobrement les confidences, tandis que la presse suisse romande (Le Temps) insiste sur le caractère « effrayant » d’un épisode dont Jill Biden dit ne toujours pas s’expliquer la cause.
La presse russe, sous la plume de Vedomosti, inscrit cette révélation dans la chronique d’un parti démocrate en proie à l’affolement dès la sortie de scène. Le média moscovite cite The Guardian pour rappeler que la performance de Biden suscita immédiatement des appels au retrait, un vent de panique que les confidences tardives de l’ex-première dame ne font qu’attiser. L’angle retenu à Moscou est celui d’une faiblesse structurelle du camp progressiste, incapable de masquer le déclin de son champion.
Au-delà de l’anecdote, ces souvenirs publiés à l’occasion de la promotion de son autobiographie éclairent crûment la mécanique du déni au sommet de l’État. Le fait que Jill Biden ait interprété les troubles de son mari comme un possible accident neurologique, sans que personne n’interrompe le débat ni ne communique ensuite de manière transparente, nourrit le procès en opacité souvent instruit par les capitales étrangères. À l’heure où la question de l’âge des dirigeants hante les démocraties occidentales, l’aveu de l’ex-première dame agit comme un révélateur : sous les applaudissements de circonstance, la peur panique d’une épouse.
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