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Ferrari Luce : une électrique sous le feu des critiques et la Bourse en berne

Dévoilée au Quirinal puis au Vatican, la première Ferrari entièrement électrique provoque l’ire des puristes, une chute du titre de plus de 8% et relance le débat sur l’avenir des mythes mécaniques.

Finance16 sources6 langues3 min de lectureMàj 18:56

La première incursion de Ferrari dans l’électrique à 100 % s’est muée en baptême du feu. Présentée lundi soir à Rome, la « Luce » a aussitôt déclenché une tempête boursière et verbale, le titre perdant jusqu’à 8,4 % à Milan et les critiques fustigeant un design jugé indigne du blason. L’ancien président Luca di Montezemolo, figure tutélaire de Maranello, a résumé la déception d’une partie de l’Italie en évoquant « la destruction d’un mythe » et en espérant que l’on « retire le cheval cabré de cette voiture ». Un analyste milanais a confié que les investisseurs ne reconnaissaient tout simplement plus l’ADN de la marque.

Pour amortir le choc, Ferrari avait pourtant placé la barre au plus haut. Le modèle a été exhibé devant le président Sergio Mattarella au palais du Quirinal, transformant l’essai industriel en message patriotique sur l’avenir du « Made in Italy ». Quelques heures plus tard, une délégation menée par John Elkann et Benedetto Vigna est reçue par le pape Léon XIV à Castel Gandolfo, offrant au souverain pontife un volant en guise de symbole. Les photos du pontife assis au volant de la Luce blanche ont fait le tour du monde, relayées de la presse germanophone à la sphère arabophone, où l’on a souligné la puissance de plus de 1 000 chevaux et le prix stratosphérique de 550 000 euros.

Mais ce double adoubement institutionnel n’a pas désamorcé la fronde. Depuis l’Allemagne et la Suisse alémanique, la presse financière rapporte que la chute du cours reflète un scepticisme plus profond : celui d’une clientèle de luxe qui reste attachée au rugissement des moteurs thermiques. La Süddeutsche Zeitung note que le design signé Jony Ive, ancien d’Apple, évoque un « mélange de Honda Accord électrique et de Tesla Model 3 » pour un produit qui se voulait pourtant exclusif. Même tonalité outre-Rhin, où l’on questionne la viabilité d’un virage électrique dans l’ultra-premium, une voie que Lamborghini a déjà abandonnée.

Au-delà des colonnes financières, l’ironie a fait florès. Flavio Briatore, ancien patron d’écurie, a raillé un modèle « que les Chinois ne copieront pas », tandis que Matteo Salvini jugeait que l’engin ressemblait à « tout sauf à une Ferrari ». Ces saillies, amplement relayées de la presse italienne aux médias indonésiens, participent d’un malaise identitaire. En misant sur une berline cinq places au coffre de break, Maranello semble renier la radicalité sportive qui a forgé sa légende, au risque de fracturer sa communauté d’aficionados.

Reste à savoir si cette polarisation est une stratégie assumée. Le directeur général Benedetto Vigna a déclaré au Financial Times ne pas être « effrayé » par les réactions, laissant entendre que la « Luce » vise une clientèle neuve, moins attachée aux cylindrées qu’à l’innovation numérique. Le pari, audacieux, consiste à faire coexister la tradition des V12 avec un objet roulant que d’aucuns perçoivent comme le cheval de Troie de la mobilité électrique au sein du luxe italien. L’histoire retiendra que Ferrari a choisi de faire parler d’elle, quitte à ce que le mythe en tremble.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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La présentation institutionnelle au Quirinal et la bénédiction papale situent la Ferrari Luce dans un récit national, à l'abri des soubresauts boursiers. En dépit de la chute en bourse et des critiques acerbes sur le design, la marque tient le cap, entre innovation et tradition.

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La présentation de la Luce a déclenché une vague de critiques et une chute boursière, car le design n'est pas à la hauteur des attentes des tifosi. Le marché et les passionnés accueillent avec scepticisme la première électrique de la marque, perçue comme une rupture avec des décennies de tradition rugissante.

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Les réactions de la presse financière et des réseaux sociaux ont condamné la Luce comme une trahison de l'identité Ferrari, entraînant une déroute boursière. Le design clivant, jugé décevant et générique, alimente les doutes sur l'appétit des riches acheteurs pour une Ferrari électrique.

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Le pape Léon XIV a été l'un des premiers à conduire la nouvelle Ferrari Luce, offerte par la délégation de l'entreprise. La rencontre à Castel Gandolfo a été présentée comme un événement prestigieux, mettant en avant le geste symbolique de la marque.

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Viva.co.id27 mai, 15:03
Bild27 mai, 16:37
Affari Italiani27 mai, 08:15
HuffPost Italia27 mai, 16:37
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Blick27 mai, 16:44
Süddeutsche Zeitung (SZ)27 mai, 10:22