El Niño de retour : l’ONU alerte sur un phénomène climatique « urgent »
L’Organisation météorologique mondiale prévoit un El Niño probable à 90 % d’ici novembre, avec un risque accru de blanchiment des coraux et de sécheresse en Indonésie, exacerbé par le réchauffement planétaire.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a tiré la sonnette d’alarme cette semaine : le phénomène El Niño, dont les premiers signes se manifestent par un changement des vents en altitude et un réchauffement des eaux du Pacifique équatorial, a près de 90 % de chances de se former d’ici le mois de novembre. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a insisté sur le caractère « urgent » de cet avertissement climatique, appelant le monde à se préparer. Ce scénario fait écho à la mémoire d’un événement dramatique, le Super El Niño de 1877, qui avait provoqué des famines et causé la mort de plus de 50 millions de personnes, selon une publication italienne.
Au-delà de son impact sur les régimes de précipitations, le retour d’El Niño fait redouter un blanchissement généralisé des récifs coralliens. L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) a alerté sur un risque élevé pour les coraux dans une grande partie du Pacifique Nord, notamment à Hawaï, ainsi qu’en Floride et dans les Caraïbes. Il s’agirait du cinquième épisode mondial de ce type depuis le début des relevés, menaçant des écosystèmes sous-marins déjà fragilisés par la hausse continue de la température des océans.
En Indonésie, l’agence de météorologie, climatologie et géophysique (BMKG) prévoit une sécheresse marquée entre août et octobre 2026, qui toucherait en particulier le centre et le sud de Sumatra, une grande partie de Kalimantan, Java, Bali, les îles de la Sonde, Sulawesi, une partie des Moluques et le sud de la Papouasie. Dans ces régions, les précipitations pourraient chuter de plus de 50 % par rapport aux normales, menaçant la sécurité alimentaire d’un archipel déjà vulnérable aux aléas climatiques.
Alors que la planète enregistre des températures record sous l’effet du réchauffement anthropique, le nouveau cycle El Niño, selon les mots de M. Guterres, « va jeter de l’huile sur le feu ». L’OMM estime que cet épisode pourrait être au moins modéré, avec un potentiel pour devenir fort, comme celui de 2023-2024 qui avait contribué aux chaleurs historiques de 2024. Face à ces perspectives, les experts appellent à renforcer les systèmes de surveillance et d’adaptation, notamment dans les régions tropicales où les populations dépendent étroitement d’une agriculture pluviale. L’urgence, concluent-ils, ne réside pas seulement dans la réponse à un phénomène naturel, mais dans la capacité collective à anticiper des chocs climatiques de plus en plus intenses.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Les modèles climatiques laissent entrevoir un El Niño en 2026 d'une ampleur inédite depuis un siècle. Il ne s'agit plus d'un simple phénomène météorologique, mais d'un facteur de déstabilisation politique et sociale à l'échelle planétaire, rappelant la tragédie de 1877. L'ONU exhorte à se préparer d'urgence à une superposition de crises.
L'arrivée d'El Niño pourrait provoquer un cinquième blanchissement mondial des coraux, alertent les agences météorologiques. Une hausse brutale de plus de 2 °C des eaux du Pacifique menace gravement les récifs coralliens, d'Hawaï à la Floride et aux Caraïbes.
Une alerte pressante est lancée en Afrique subsaharienne face à une nouvelle menace meurtrière liée à El Niño. Le réchauffement de l'océan Indien s'accélère, semant une inquiétude grandissante sur le littoral, où l'on redoute des conséquences fatales.
L'Indonésie est appelée à la plus grande vigilance : l'El Niño à venir agira comme de l'essence jetée sur une Terre déjà brûlante, avec un risque majeur pour la sécurité alimentaire. Le secrétaire général de l'ONU a souligné que ce retour exige une mobilisation climatique immédiate.
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