Crash d’Air India : un an après, l’enquête patine et les familles exigent des réponses
Les proches des 260 victimes du vol AI-171 attendent toujours le rapport final, tandis que le bureau d’enquête indien appelle à éviter les spéculations.

Un an jour pour jour après la catastrophe du vol Air India AI-171, qui a fait 260 morts peu après son décollage d’Ahmedabad le 12 juin 2025, le Bureau d’enquête sur les accidents d’aéronefs (AAIB) a publié un communiqué intérimaire sans fournir de calendrier pour le rapport final. L’organisme indien assure que les éléments recueillis font l’objet d’une « analyse complète et intégrée » et rappelle que l’enquête, menée selon les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale, « n’a pas pour seul objet d’attribuer des responsabilités ». Le ministre de l’Aviation civile, Ram Mohan Naidu, a promis une détermination « rigoureuse et objective » des causes, tandis que la BBC et The Independent soulignent que les enquêteurs ont besoin de plus de temps, alors que les règles internationales imposent en principe un rapport dans l’année.
Cette prudence officielle contraste avec l’impatience des familles, rassemblées à Ahmedabad pour des prières et des veillées aux chandelles. « Nous voulons des réponses », a déclaré Atulbhai Patel, dont la fille figure parmi les victimes, cité par The Hindu. Si 91 % des proches ont perçu l’ex gratia d’un crore de roupies (environ 110 000 euros) versé par Air India, et 96 % une avance de 25 lakhs, les compensations ne suffisent pas à apaiser le besoin de vérité. Quinze familles ont même refusé de récupérer les effets personnels de leurs défunts, rapporte Mint, signe d’un deuil toujours suspendu.
Seul survivant du crash, le Britannique Vishwash Kumar Ramesh, originaire de Diu, incarne cette quête inachevée. Rentré à Leicester, il confie à la BBC et à India Today porter de « profondes cicatrices psychologiques » et avoir perdu son frère Ajay dans l’accident. Il réclame des éclaircissements, alors que des sources médiatiques indiennes comme ABP News évoquent un problème de commutation de carburant mentionné dans des conclusions préliminaires – une piste que l’AAIB refuse de commenter officiellement.
La tragédie a aussi frappé la petite île de Diu, ancien comptoir portugais au large du Gujarat. The Independent rapporte que les sept ressortissants portugais tués dans le crash étaient tous originaires de cette communauté insulaire, où de nombreux passagers britanniques avaient également des attaches. C’est d’ailleurs à Diu que le survivant a passé son premier appel après la catastrophe, soulignant l’enchevêtrement des destins entre Gujarat, Royaume-Uni et diaspora lusophone.
Au-delà du deuil, l’affaire met en lumière les tensions entre la nécessaire rigueur d’une enquête aéronautique internationale et la pression de l’opinion. L’AAIB insiste sur le fait que « le but n’est pas d’attribuer des blâmes » mais de renforcer la sécurité, tout en appelant les médias à ne pas spéculer. Pourtant, l’absence de rapport final un an après les faits nourrit un sentiment d’opacité, en Inde comme au sein de la diaspora. La promesse d’une analyse intégrée des facteurs techniques, opérationnels et humains devra se traduire en actes pour que les leçons de sécurité promises ne restent pas lettre morte.
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Un an après, le bureau d'enquête assure que l'investigation est exhaustive et ne vise pas à attribuer de responsabilités. Le seul survivant, Vishwash Ramesh, évoque ses séquelles physiques et psychologiques, alors que les familles réclament toujours des réponses.
Les familles des 260 victimes se rassemblent pour des prières et des veillées aux chandelles à Ahmedabad. Un an après la tragédie, la douleur reste vive et l'attente des causes officielles se mêle au recueillement.
La catastrophe du Boeing 787 soulève de nouvelles questions sur la sécurité du Dreamliner. L'unique survivant devient le visage d'une tragédie que les autorités indiennes enquêtent avec lenteur, tandis que l'industrie craint des répercussions mondiales.
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