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mardi 2 juin 2026 · Édition de 10:00 CET

L'UE recommande la levée progressive des contrôles aux frontières intérieures de Schengen

La Commission européenne appelle neuf États, dont l’Italie et la France, à abandonner des vérifications prolongées, jugées disproportionnées, en dépit de vives résistances politiques.

Géopolitique9 sources2 langues2 min de lectureMàj 00:06

La Commission européenne a officiellement recommandé à neuf États membres de l'espace Schengen – Autriche, Danemark, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Slovénie et Suède – d’amorcer la levée graduelle des contrôles temporaires réintroduits à leurs frontières intérieures. Dans des avis rendus publics ce jour, Bruxelles rappelle que si le droit européen autorise de telles mesures pour des motifs de sécurité ou de gestion migratoire, leur prolongation au-delà de douze mois impose une évaluation de nécessité et de proportionnalité. Or, la plupart de ces pays maintiennent des vérifications depuis plusieurs années, bien au-delà de ce cadre, ce qui, selon la Commission, entrave la libre circulation et pénalise les régions frontalières.

Cette décision intervient alors que l’Union déploie un nouveau système de gestion des frontières extérieures, présenté comme le « plus moderne au monde » par le commissaire européen Magnus Brunner. Selon lui, les conditions sont désormais réunies pour que les États membres abandonnent progressivement les contrôles internes, les outils de sécurité et de coordination existants pouvant se substituer aux vérifications systématiques. La presse suédoise, notamment, souligne que le renforcement des contrôles externes prévu par le pacte asile et migration offre des garanties suffisantes pour préserver l’ordre public sans entraves à la mobilité intra-européenne.

Pourtant, les résistances politiques restent vives. En Italie, la Ligue, membre de la coalition gouvernementale, a immédiatement réagi en affirmant que « c’est nous qui décidons », rejetant toute injonction de Bruxelles. Les commentateurs transalpins rappellent que Rome a introduit des contrôles à ses frontières avec la Slovénie pour endiguer l’immigration irrégulière, une mesure jugée essentielle par le ministre de l’Intérieur. De même, en Allemagne, la Commission a estimé que les prolongations généralisées des contrôles décidées par Berlin n’étaient pas suffisamment motivées, tout en reconnaissant la légitimité des préoccupations sécuritaires. Ce dialogue de sourds illustre la tension persistante entre la souveraineté nationale et les règles communes.

À terme, la pression de Bruxelles pourrait contraindre les gouvernements à justifier plus rigoureusement leurs dérogations, mais le caractère non contraignant des avis laisse entrevoir de nouvelles prolongations. La montée des partis souverainistes, le terrorisme et les flux migratoires irréguliers continueront probablement de servir de justification. L’enjeu, pour l’Union, est de démontrer que des alternatives crédibles existent sans sacrifier l’un des piliers de l’intégration européenne : la libre circulation des personnes.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Bruxelles pousse neuf pays, dont l'Italie, à lever les contrôles temporaires aux frontières intérieures de Schengen, estimant que le nouveau pacte migratoire et les contrôles extérieurs suffisent. Mais les capitales résistent : Rome souligne que la décision revient aux États, tandis que Berlin juge la justification insuffisante.

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La Commission européenne exhorte les neuf États à lever les contrôles intérieurs prolongés, reconnaissant des préoccupations légitimes de sécurité tout en avertissant que leur prolongation risque de compromettre la libre circulation. Le récit expose une tension entre exigences de sécurité et principes de proportionnalité, sans prise de position marquée.

Stampa del Golfo arabopragmatismodistacco

La Commission indique que les nouveaux instruments de sécurité aux frontières extérieures, y compris le pacte migratoire, peuvent remplacer les contrôles de routine à l'intérieur de l'espace Schengen, ouvrant la voie à un retour à la normale des voyages. Un message pragmatique axé sur les retombées positives pour la mobilité et l'économie.

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9 sources · 2 langues · fenêtre 24 h

Sydsvenskan2 juin, 13:12
Atlasinfo2 juin, 21:47
Open2 juin, 20:31
ANSA Politica2 juin, 14:23
Süddeutsche Zeitung (SZ)2 juin, 20:29
Gulf News2 juin, 13:13
Il Giornale2 juin, 20:32
Adnkronos2 juin, 14:25