Bahreïn interdit les voyages vers l'Iran et l'Irak en invoquant 'l'agression iranienne'
Manama suspend les déplacements de ses citoyens vers l'Iran et l'Irak, citant des tensions sécuritaires et les 'conséquences de l'agression iranienne'.

Dans un contexte d’escalade des tensions au Moyen-Orient, Bahreïn a annoncé, le 2 juin, l’interdiction pour ses citoyens de se rendre en Iran et en Irak, et ce « jusqu’à nouvel ordre ». Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur relayé par les médias arabes et internationaux, cette décision se justifie par la « persistance des tensions sécuritaires » et les « répercussions de l’agression iranienne ». Cette mesure intervient alors que le royaume, qui abrite le commandement central de la marine américaine et la Cinquième flotte, se trouve en première ligne des récentes escalades entre Israël, les États‑Unis et l’Iran, marquées par des attaques de missiles et de drones attribuées à Téhéran.
Les médias iraniens ont rapporté l’information sous un angle différent, soulignant que Manama n’a pas évoqué les agressions extérieures subies par l’Iran, et y voyant une réaction aux « représailles iraniennes » contre « l’origine des agressions dans la région », sans nommer les agresseurs. Cette distorsion narrative a été dénoncée par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, qui a qualifié de « violation flagrante des droits de l’homme » les récentes mesures de Bahreïn telles que le retrait de nationalité et l’arrestation de dignitaires chiites soupçonnés de liens avec l’Iran.
L’inquiétude de Bahreïn ne date pas d’hier. En mai 2026, les autorités avaient déjà annoncé le démantèlement d’une « cellule principale » affiliée aux Gardiens de la révolution iraniens, avec l’arrestation de 41 personnes. Cette conjonction d’événements renforce, aux yeux de Manama, la perception d’une menace intérieure orchestrée depuis Téhéran, justifiant à la fois un verrouillage sécuritaire et des restrictions de circulation.
Au‑delà du cas bahreïni, cette interdiction illustre la fragilisation des équilibres régionaux. Alors que les pays du Golfe oscillent entre normalisation et confrontation avec l’Iran, la présence militaire américaine à Bahreïn en fait un point névralgique. En interdisant les voyages vers l’Iran et l’Irak, le royaume cherche à la fois à protéger sa stabilité intérieure – marquée par une majorité chiite souvent méfiante envers le pouvoir sunnite – et à afficher une fermeté alignée sur les positions occidentales. À terme, cette décision pourrait être suivie par d’autres monarchies du Golfe, accentuant l’isolement régional de Téhéran et compromettant les canaux de dialogue qui subsistent entre les deux rives du Golfe.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Bahreïn a interdit les voyages vers l'Iran et l'Irak, invoquant des tensions de sécurité persistantes et ce qu'il qualifie de répercussions de l'agression iranienne. La mesure, annoncée par le ministère de l'Intérieur, est présentée comme une précaution pour la sécurité des citoyens et s'inscrit dans une série de dispositions sécuritaires adoptées par Manama ces derniers mois.
Un pays arabe a interdit à ses citoyens de se rendre en Iran et en Irak, invoquant des craintes sécuritaires régionales sans mentionner les parties qui ont d'abord agressé le sol iranien. La décision, décrite comme une réaction aux frappes de riposte iraniennes, est considérée par les critiques comme un nouvel élément d'une répression qui comprend la déchéance de nationalité et l'arrestation de religieux chiites.
Bahreïn a interdit à ses citoyens de voyager en Iran et en Irak, réagissant aux troubles sécuritaires persistants causés par ce qu'il appelle l'agression iranienne pécheresse. Le ministère de l'Intérieur a souligné que des mesures légales seront prises contre les contrevenants, inscrivant la décision dans la protection de la sécurité nationale.
Bahreïn a interdit à ses sujets de se rendre en Iran et en Irak dans le cadre du conflit au Proche-Orient. Les médias régionaux observent que, pendant la phase active des combats entre l'Iran et les États-Unis, les installations militaires américaines à Bahreïn ont subi des dégâts considérables du fait de frappes iraniennes, ce qui éclaire l'état d'alerte du royaume.
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