Washington subit un camouflet judiciaire sur les visas H-1B
Un juge fédéral américain a invalidé la taxe de 100 000 dollars imposée par Donald Trump sur les visas de travail qualifié, jugée inconstitutionnelle sans l’aval du Congrès.

La décision est tombée comme un rappel cinglant des limites du pouvoir exécutif américain. Le 8 juin, le juge fédéral de Boston Leo Sorokin a déclaré illégale la perception de 100 000 dollars exigée depuis septembre 2025 pour toute nouvelle demande de visa H-1B, ce précieux sésame destiné aux travailleurs étrangers hautement qualifiés [A1][A2][A10]. Saisi par vingt procureurs généraux d’États démocrates, le magistrat a estimé que cette mesure constituait en réalité un impôt déguisé que seul le Congrès peut autoriser, portant ainsi un coup d’arrêt à l’une des pièces maîtresses de la politique migratoire trumpiste [A3][A11].
L’administration républicaine, qui brandissait la défense de l’emploi américain face à une main-d’œuvre étrangère supposément moins coûteuse, voit son argumentaire fragilisé. Avant cette hausse vertigineuse, les employeurs ne déboursaient que quelques milliers de dollars par dossier [A7]. Selon la presse indienne, cette taxe agissait comme une barrière quasi infranchissable pour les géants de la tech et les jeunes pousses, tant américains qu’internationaux, qui recourent massivement à ces visas pour recruter des ingénieurs, médecins ou chercheurs [A6][A8]. Un ancien ingénieur de Meta a d’ailleurs salué le jugement en soulignant la qualité des talents venus d’Inde, pays d’origine de près de 70 % des bénéficiaires [A6][A8].
Au-delà des cercles économiques, le verdict fait résonner un débat juridique plus large. La presse économique américaine rappelle que les cours fédérales utilisent de plus en plus la notion de fiscalité pour contenir les excès de l’exécutif [A3]. En Russie et en Europe, où l’on suit avec attention les soubresauts de la première puissance mondiale, des médias comme Meduza ou Il Post ont mis l’accent sur le conflit constitutionnel entre la Maison-Blanche et le Congrès [A1][A12]. Donald Trump, lui, a fustigé des juges qui « nuisent gravement au pays », tout en promettant de porter l’affaire en appel [A5].
Cette passe d’armes judiciaire survient dans un climat plus large de durcissement des voies légales d’immigration, comme en témoignent les restrictions aux permis de travail humanitaires évoquées par la presse britannique [A4]. Pour les aspirants au rêve américain, et notamment les milliers d’étudiants et professionnels indiens, l’incertitude demeure. Si la décision de Boston offre un répit, la bataille juridique est loin d’être achevée, et le sort des talents étrangers reste suspendu à une Cour suprême qui pourrait, un jour, devoir trancher cette question de souveraineté fiscale et migratoire.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Un juge fédéral a suspendu les frais de 100 000 dollars pour les visas H-1B, les jugeant une taxe illégale non approuvée par le Congrès. La décision constitue un revers pour l'administration Trump, qui poursuit par ailleurs sa campagne de dénaturalisation, plongeant des milliers d'immigrés dans l'angoisse.
L'affaire porte sur le point de savoir si les frais de 100 000 dollars sont une taxe illégale ; le juge a estimé qu'ils outrepassaient le pouvoir exécutif. Trump se plaint que les tribunaux l'empêchent de gouverner ; le litige concerne autant les limites du pouvoir présidentiel que la politique migratoire.
La décision est un immense soulagement pour les professionnels indiens de la tech, qui représentent l'essentiel des demandeurs de visa H-1B. Les acteurs du secteur saluent la suppression de ces frais prohibitifs et louent le talent des ingénieurs indiens, mais des témoignages d'angoisse liée au visa reflètent l'incertitude persistante.
Un juge fédéral a déclaré illégal le prélèvement de 100 000 dollars sur les visas H-1B, estimant qu'il s'agissait d'une taxe jamais approuvée par le Congrès, infligeant à l'administration une nouvelle défaite judiciaire. Cette décision s'ajoute à une série de revers juridiques pour Trump sur l'immigration, tandis que la Maison-Blanche promet de faire appel.
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