Washington propose une trêve graduelle entre Israël et le Hezbollah
Marco Rubio a soumis un plan en deux temps : le Hezbollah cesse ses attaques, Israël s'abstient d'escalader à Beyrouth. Mais le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a rejeté l'ordre des priorités.

Les États-Unis, par la voix du secrétaire d'État Marco Rubio, ont proposé un plan de désescalade progressive entre Israël et le Liban. Après des entretiens avec le président libanais Joseph Aoun et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, Washington a suggéré une première étape : le Hezbollah cesserait toutes ses attaques contre Israël, et en retour, l'État hébreu s'abstiendrait de toute escalade militaire dans Beyrouth. Selon un responsable américain, cela « créerait un espace pour une désescalade graduelle et une cessation effective des hostilités ».
Mais cette proposition a vite rencontré un obstacle de taille. Le président Aoun a tenté de promouvoir cette solution, rapporte la presse internationale, mais le président du Parlement, Nabih Berri, figure incontournable des négociations indirectes avec le Hezbollah, a rejeté la séquence proposée. Pour lui, c'est à Israël de cesser le premier les hostilités. Ce refus, couplé à l'offensive terrestre israélienne en expansion et aux menaces de frappes massives sur la banlieue sud de Beyrouth, a fait capoter cette énième tentative de trêve. Des sources proches du dossier indiquent que l'administration Trump a même brandi la menace d'un feu vert à Israël pour des frappes élargies, ce qui marque un infléchissement notable de la position américaine.
Cette poussée diplomatique s'inscrit dans un contexte plus large, où Washington cherche simultanément à arracher un accord avec l'Iran sur le nucléaire. Le mémorandum d'entente évoqué par la Maison-Blanche inclurait un volet libanais, le Hezbollah étant le principal proxy iranien. Certains observateurs occidentaux y voient une tentative de lier les deux dossiers, tandis que des médias asiatiques rappellent que les premières négociations directes au niveau des ambassadeurs entre le Liban et Israël, tenues à Washington le 16 avril, n'avaient débouché que sur un cessez-le-feu aussitôt violé.
La nouvelle proposition américaine semble ainsi davantage dictée par le calendrier électoral et la volonté de Donald Trump d'afficher un succès diplomatique que par une lecture fine des rapports de force locaux. Pour les capitales européennes, qui observent avec inquiétude une possible extension du conflit, la priorité reste une désescalade humanitaire. Mais entre une classe politique libanaise fracturée, un Hezbollah soucieux de sa crédibilité et un gouvernement israélien déterminé à en découdre, la fenêtre pour une médiation paraît singulièrement étroite.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le plan de cessez-le-feu proposé par les États-Unis a déjà échoué suite au rejet du président du Parlement libanais Berri. Alors que la diplomatie américaine perd de son élan, Israël étend son invasion terrestre et demande à Washington le feu vert pour frapper massivement la banlieue sud de Beyrouth. L'administration américaine, qui avait auparavant appelé à la retenue, laisse désormais entendre que sa position pourrait s'assouplir, donnant ainsi à Israël un blanc-seing pour une escalade sous prétexte de légitime défense.
Le secrétaire d'État américain Rubio a exposé un plan clair : le Hezbollah doit cesser en premier toutes ses attaques contre Israël. En contrepartie, Israël s'abstiendrait de toute escalade à Beyrouth. La proposition américaine fait reposer la responsabilité du premier pas sur le groupe militant chiite, tandis que le Hezbollah insiste pour qu'Israël arrête les hostilités en premier, ce qui bloque les pourparlers.
Tandis que les États-Unis promeuvent un nouveau cessez-le-feu entre Israël et le Liban, le président Trump révise simultanément un projet d'accord séparé avec l'Iran. Cette diplomatie à double voie suggère un effort américain plus large pour remodeler le cadre de sécurité régional, liant le front libanais à l'impasse nucléaire iranienne. Le plan demande au Hezbollah de cesser les attaques en échange de retenue israélienne, mais cette initiative s'inscrit dans le contexte de la révision par Trump d'un éventuel accord avec l'Iran.
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