Washington envisage d’utiliser les avoirs iraniens gelés pour reconstruire ses alliés du Golfe
Les États-Unis étudient un plan pour rediriger les fonds iraniens gelés vers la reconstruction des pays du Golfe endommagés par les attaques de Téhéran, une décision qui complique les pourparlers de paix alors que l’Iran réclame 24 milliards de dollars.

Les États-Unis élaborent un plan visant à mobiliser les avoirs iraniens gelés pour financer la reconstruction des pays du Golfe endommagés par les récentes attaques attribuées à Téhéran. Selon plusieurs sources proches du dossier, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a chargé une équipe d’évaluer le coût des dégâts déjà infligés aux alliés de Washington, ainsi que les mécanismes juridiques permettant d’utiliser ces fonds à l’avenir. L’initiative, révélée par l’agence Reuters et largement reprise, marque un tournant dans la stratégie de pression américaine, alors que la région est secouée par une escalade militaire. Des médias russes précisent que le Trésor prévoit de demander aux États du Golfe des devis détaillés pour les réparations d’infrastructures.
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions extrêmes. Le 6 juin, l’Iran a lancé une vague de missiles et de drones contre le Koweït et Bahreïn, en partie interceptés. En représailles, les forces américaines ont frappé des stations radar côtières iraniennes près du détroit d’Ormuz. Parallèlement, des négociations de cessez-le-feu se poursuivent, mais achoppent sur l’exigence de Téhéran de voir débloquer 24 milliards de dollars d’avoirs gelés, réitérée par Mohsen Rezaei, conseiller du guide suprême, sur CNN. Le plan de Washington ferme encore la porte à un compromis, en suggérant une compensation unilatérale aux dépens de l’Iran, souligne la presse indienne et américaine.
Les réactions sont contrastées. La presse iranienne, comme Hamshahri Online, affirme que Téhéran n’a visé que des bases américaines et dénonce une « tentative de pillage » des ressources nationales. Du côté américain, on insiste sur la fermeté de l’administration Trump, déterminée à faire payer l’Iran pour les dégâts, tandis que des sources anonymes évoquent une évaluation juridique en cours. En Europe, la presse germanophone s’inquiète d’une mesure qui pourrait torpiller toute solution diplomatique. Sur le plan juridique, le flou demeure quant à la nature exacte des actifs — fonds bancaires, pétroliers ou biens matériels — et aux mécanismes de transfert, une question qui renvoie aux précédents comme l’utilisation des avoirs afghans après 2021.
Cette manœuvre illustre la superposition des cartes diplomatiques et économiques dans un conflit où les chancelleries s’activent, à l’image de la visite du ministre pakistanais de l’Intérieur à Téhéran. Elle pourrait durablement éloigner la perspective d’un accord de paix et installer la région dans une logique d’affrontement prolongé, aux implications majeures pour la sécurité énergétique mondiale et la stabilité du Moyen-Orient.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Washington projette de confisquer les avoirs iraniens gelés, prétextant vouloir indemniser les pays du Golfe, mais il s'agit d'un vol manifeste et d'une violation du droit international, alors même que Téhéran exige la libération de 24 milliards de dollars avant toute trêve.
Les États‑Unis envisagent d’utiliser les fonds iraniens gelés pour financer la reconstruction dans les pays du Golfe, une démarche unilatérale qui risque d’aggraver les tensions et de compromettre les pourparlers de trêve déjà fragiles, tandis que Washington chiffre les dégâts.
Washington compte donner aux pays du Golfe accès aux avoirs iraniens gelés pour réparer les dégâts des attaques et reconstruire les infrastructures, une mesure bien accueillie qui responsabilise Téhéran et indemnise les nations touchées, tandis que le Trésor américain évalue l’ampleur des dommages.
Le Trésor américain explore des mécanismes juridiques et financiers pour rediriger les avoirs iraniens gelés vers la reconstruction dans les États du Golfe touchés par les frappes iraniennes, une manœuvre complexe qui pourrait compliquer les négociations de trêve en cours, alors que le secrétaire Bessent a ordonné une évaluation des dégâts.
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