Trump envisage l’achat des îles Chagos pour sécuriser Diego Garcia
Face au projet britannique de rétrocession à Maurice, l’administration Trump étudie un rachat direct de l’archipel, contournant Londres, pour préserver cette base militaire cruciale dans l’océan Indien.

L’administration du président Donald Trump envisagerait d’acheter l’archipel des Chagos directement à Maurice, selon une information du Telegraph reprise par la presse internationale. L’objectif : assurer le contrôle pérenne de la base militaire de Diego Garcia, joyau stratégique américano-britannique dans l’océan Indien, en contournant l’accord négocié par le premier ministre britannique Keir Starmer pour en céder la souveraineté à son ancienne colonie africaine.
Cette manœuvre inédite s’inscrit dans une longue bataille géopolitique. Avant l’indépendance de Maurice en 1968, Londres avait détaché l’archipel pour le conserver sous juridiction britannique, avant d’en confier aux États-Unis l’atoll de Diego Garcia, transformé en base aérienne et navale d’importance mondiale. Donald Trump, qui s’oppose de longue date à la rétrocession, a récemment discuté du dossier avec le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Selon plusieurs médias, ses conseillers ont élaboré un document interne listant des options alternatives, parmi lesquelles un achat direct permettant à Washington de négocier seul avec Port-Louis.
La presse russe — de Lenta.ru à Kommersant — présente l’initiative comme une nouvelle conquête territoriale américaine, soulignant la volonté de Washington d’étendre son emprise dans la région. En Italie, l’AGI et La Stampa insistent sur le risque de torpiller l’accord Starmer, qualifié de « controversé », et sur le cheminement du dossier jusqu’au plus haut niveau de l’administration américaine. Les journaux indiens et asiatiques — Times of India, The Hindu, South China Morning Post — mettent en avant la dimension de contournement de Londres, et rappellent l’utilité de Diego Garcia pour les opérations américaines au Moyen-Orient et dans l’Indo-Pacifique.
Au-delà de la rivalité entre Washington et Londres, ce stratagème révèle les profondes contradictions des promesses de décolonisation inachevée. Pour Maurice, qui réclame depuis un demi-siècle la restitution de son territoire, une transaction financière serait un renoncement douloureux, même assortie de compensations. Pour la stabilité de l’océan Indien, le maintien d’une présence militaire américaine directe, sans le paravent britannique, modifierait les équilibres avec la Chine, dont l’influence grandissante dans la zone inquiète les stratèges du Pentagone.
Si l’administration Trump parvient à ses fins, ce rachat créerait un précédent : pour la première fois, une grande puissance obtiendrait par achat direct un territoire administré par un autre État souverain sans passer par des traités de cession ou de location. Reste que les discussions n’en sont qu’à leurs débuts et que l’accord entre Londres et Maurice, lui-même encore fragile, n’a pas été formellement abandonné. L’avenir des Chagos oscille entre marchandage géopolitique et désir de justice postcoloniale.
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La Maison Blanche envisage d'acheter l'archipel des Chagos directement à Maurice, en contournant la Grande-Bretagne, dans une manœuvre qui sent l'annexion d'un territoire stratégique clé. L'objectif est d'empêcher le transfert de souveraineté prévu par l'accord Starmer et de conserver le contrôle de la base de Diego Garcia.
L'administration américaine étudie un plan d'achat des îles Chagos à Maurice, une initiative qui pourrait faire dérailler l'accord britannique de cession de souveraineté. Des sources évoquent un document interne décrivant des options pour garantir le contrôle de Diego Garcia, base stratégique de l'océan Indien.
Le président Trump envisagerait d'acheter les îles Chagos à Maurice, une éventualité qui ferait définitivement couler l'accord controversé par lequel Londres entend transférer sa souveraineté à une ancienne colonie africaine. L'option de négociations directes entre Washington et Port-Louis remet en cause le plan de Starmer, avec la base de Diego Garcia au cœur des enjeux.
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