Wall Street et Tokyo pulvérisent leurs records, entre ruée sur l’IA et espoirs de détente iranienne
Le S&P 500 enchaîne une neuvième semaine de hausse, et le Nikkei franchit le seuil des 67 000 points. La demande insatiable de puces électroniques et les négociations américano-iraniennes nourrissent l’optimisme, malgré un baril de brut encore fébrile.

Les marchés boursiers ont été le théâtre d’une synchronisation remarquable cette semaine, Wall Street et Tokyo inscrivant simultanément de nouveaux records. Aux États-Unis, le S&P 500 a prolongé sa série de gains à neuf semaines consécutives – une performance inédite depuis 2023 – tandis que le Dow Jones et le Nasdaq atteignaient des sommets historiques. Mais l’événement le plus spectaculaire s’est produit à la Bourse de Tokyo, où l’indice Nikkei 225 a franchi pour la première fois le seuil des 67 000 points en séance, porté par les espoirs d’un apaisement dans le Golfe et par la vigueur des géants japonais des semi-conducteurs.
Cette euphorie trouve ses racines dans deux moteurs complémentaires. D’un côté, l’appétit planétaire pour l’intelligence artificielle et les composants électroniques a dopé les valeurs technologiques, comme en témoignent les envolées des places sud-coréennes et taïwanaises. De l’autre, les signaux encourageants en provenance des négociations américano-iraniennes ont atténué la prime de risque géopolitique sur le pétrole, même si le baril de Brent reste au-dessus des 90 dollars. Selon des analystes de la finance américaine, la réouverture du détroit d’Ormuz conditionne la durabilité de cette embellie, tant les chaînes d’approvisionnement énergétiques demeurent vulnérables.
Pourtant, ce concert haussier n’a pas fait l’unanimité. En Australie, les contrats à terme indiquaient une ouverture en baisse pour l’indice ASX, et le dollar australien s’échangeait autour de 0,7171 dollar américain. Cette divergence souligne la sensibilité d’une économie liée aux matières premières, dans un marché où la rotation sectorielle favorise les valeurs de croissance au détriment des ressources.
À l’heure des bilans, la question de la soutenabilité se pose. Si l’engouement pour l’IA repose sur des fondamentaux solides, les observateurs israéliens mettent en garde contre une possible bulle spéculative, tandis que les investisseurs européens, bien que non directement cités, scrutent avec attention les indices du Vieux Continent, qui pourraient subir des prises de bénéfices. L’équilibre reste fragile entre la magie technologique et les aléas de la géopolitique, et tout revers dans les pourparlers iraniens pourrait raviver les tensions sur les marchés mondiaux.
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Wall Street a bouclé un autre mois exceptionnel, le S&P 500 prolongeant sa plus longue série hebdomadaire de gains depuis plus d'un an. Les trois grands indices ont inscrit de nouveaux records, témoignant de la résilience des entreprises dans un environnement de croissance régulière.
Les marchés ont grimpé en mai, portés par l'engouement pour les semi-conducteurs et l'espoir d'un accord américano-iranien sur le détroit d'Ormuz. Les actions israéliennes ont également connu des mouvements spectaculaires, certaines valeurs technologiques s'envolant grâce à l'optimisme sur l'IA, malgré des licenciements ailleurs.
La course record de Wall Street semble de plus en plus excessive, nourrie par l'euphorie de l'IA et une détente géopolitique passagère. Les analystes chinois avertissent que ce rallye ignore les tensions commerciales sous-jacentes et le risque d'une violente correction.
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