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jeudi 4 juin 2026 · Édition de 06:00 CET

Visas mexicains accordés, le flou américain persiste pour l'Iran à neuf jours du Mondial

L'équipe iranienne a reçu ses visas pour le Mexique, où elle s'installera à Tijuana, mais sans ceux pour les États-Unis, ses trois matchs de groupe restent menacés, dans un contexte de vives tensions géopolitiques.

Sport8 sources5 langues3 min de lectureMàj 07:50

L'Iran a franchi une étape cruciale dans sa préparation pour la Coupe du monde 2026 en obtenant les visas mexicains nécessaires à l'établissement de son camp de base à Tijuana. Selon la télévision d'État iranienne, l'ambassadeur à Ankara a confirmé que les précieux sésames ont été délivrés en 48 heures, sans exiger la présence physique des joueurs ni le relevé de leurs empreintes digitales. L'équipe, actuellement en stage à Antalya, en Turquie, devrait désormais s'envoler pour l'Espagne avant de rejoindre le Mexique, comme l'indiquent des sources arabes.

Ce succès administratif ne dissipe toutefois pas l'incertitude majeure qui plane sur la participation du « Team Melli » : les visas américains restent en suspens. Alors que les trois matches de poule de l'Iran – contre la Nouvelle-Zélande le 15 juin, la Belgique le 21 et l'Égypte le 26 – sont programmés aux États-Unis, principalement à Los Angeles, l'absence de ces documents contraint la fédération iranienne à repenser sa logistique. Initialement, le camp d'entraînement devait se tenir à Tucson, en Arizona, mais les tensions déclenchées par les frappes aériennes américano-israéliennes contre l'Iran fin février ont poussé à un repli stratégique sur le sol mexicain, ainsi que l'ont largement commenté les journaux brésiliens et italiens.

Ce jeu de chaises musicales diplomatiques illustre la complexité d'une compétition partagée entre trois pays aux orientations contrastées. Le Mexique, par la voix de sa présidente Claudia Sheinbaum, a accepté d'héberger les Iraniens à la demande de la FIFA, marquant une distance mesurée vis-à-vis de la politique de Washington. Cette décision, relevée par la presse latino-américaine, conforte l'image d'un pays qui, sans renier ses alliances, cultive une tradition d'accueil pragmatique dans les événements sportifs. Les capitales européennes, et tout particulièrement Bruxelles, suivent avec attention ce dossier, alors que les Diables Rouges doivent affronter l'Iran dans un contexte où les garanties de sécurité et de participation régulière ne sont pas acquises.

À neuf jours de la cérémonie d'ouverture, la balle est désormais dans le camp américain. Alors que la Chambre des représentants a récemment adopté une résolution visant à restreindre les pouvoirs de guerre du président Trump face à l'Iran, et que ce dernier a évoqué l'ouverture d'un accord avec Téhéran, comme le soulignent des médias spécialisés argentins, un geste d'apaisement pourrait débloquer la situation. Faute de quoi, l'absence forcée de l'Iran, puissance majeure du football asiatique, jetterait une ombre sur l'intégrité sportive du tournoi et rappellerait cruellement que le sport, en dépit de sa prétention universelle, demeure tributaire des fractures géopolitiques.

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L'équipe iranienne a rapidement obtenu les visas pour le Mexique et installera son camp à Tijuana, mais l'incertitude persiste quant à l'entrée aux États-Unis, où se joueront ses matches. Cette solution mexicaine permet de lancer la préparation, alors que les tensions géopolitiques font planer le doute sur une participation complète.

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L'Iran franchit un nouvel obstacle en vue du Mondial en obtenant des visas mexicains en un temps record et sans formalités intrusives, mais les États-Unis maintiennent le blocage d'entrée. Cette situation nourrit le sentiment d'un acharnement politique menaçant la participation iranienne.

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L'Iran est à un pas du Mondial, mais le vol vers le Mexique cache un paradoxe : sans visa américain, l'équipe risque de rester exclue des stades où se jouent les matches. Les tensions géopolitiques transforment l'événement sportif en casse-tête diplomatique, retenant l'attention générale.

Cette actualité est parue dans

8 sources · 5 langues · fenêtre 24 h

MillenniuM3 juin, 19:17
Valor Econômico3 juin, 21:23
An-Nahar3 juin, 19:20
Aristegui Noticias3 juin, 18:01
Ámbito Financiero4 juin, 03:26
Hespress3 juin, 23:24
CNN Brasil3 juin, 21:24
UOL3 juin, 22:25