Donald Trump officialise la nomination de son avocat Todd Blanche à la tête de la Justice américaine
L’ex-avocat personnel de Donald Trump, déjà ministre de la Justice par intérim, sera officiellement proposé au Sénat. Cette décision renforce la mainmise présidentielle sur l’appareil judiciaire, au grand dam des démocrates comme de certains républicains.

Le président américain Donald Trump a annoncé, mercredi soir lors d’un dîner à la Maison-Blanche, son intention de nommer Todd Blanche au poste de ministre de la Justice (attorney general) de manière permanente. Une vidéo diffusée par Dan Scavino, chef de cabinet adjoint, montre Trump déclarant : « Nous allons faire de lui le procureur général permanent ». Cette annonce met fin à deux mois d’intérim durant lesquels Blanche, ancien avocat personnel du président, avait déjà imprimé sa marque sur le ministère, après le limogeage en avril de Pam Bondi, accusée d’avoir mal géré la publication de dossiers liés à l’affaire Epstein.
Todd Blanche, 51 ans, originaire de Denver et diplômé de la Brooklyn Law School, a défendu Trump dans plusieurs procédures pénales, notamment l’affaire des documents classifiés. D’abord procureur puis avocat, il a opéré un virage politique notable, passant du camp démocrate au parti républicain en 2024. Depuis qu’il dirige le ministère par intérim, il a lancé des poursuites contre des figures honnies de Trump, comme l’ex-directeur du FBI James Comey et l’ancien président cubain Raúl Castro. Mais c’est surtout la création d’un fonds de près de 1,8 milliard de dollars destiné à indemniser les « victimes de persécutions politiques » – dont des émeutiers du 6 janvier 2021 – qui a provoqué une levée de boucliers, y compris dans les rangs républicains, forçant le ministère à faire marche arrière cette semaine.
La presse internationale, de la Chine à la Suède en passant par le monde arabe, a largement relayé la controverse. Le quotidien suédois Aftonbladet souligne que les critiques émanent « aussi bien des démocrates que des républicains », une fracture rarement observée sur un tel sujet. Les médias chinois, comme Storm Media, insistent sur la fidélité personnelle comme critère déterminant, rappelant que Blanche a supervisé la défense de Trump dans trois de ses quatre inculpations pénales. En Europe, cette nomination est perçue comme un nouvel épisode de la mise au pas de l’appareil judiciaire par l’exécutif, dans la lignée des purges ayant déjà touché le FBI et le ministère.
La confirmation par le Sénat s’annonce houleuse. Si la Maison-Blanche se veut confiante, les démocrates dénoncent une « politisation inédite » du ministère de la Justice, et certains élus républicains, échaudés par le fonds d’indemnisation, pourraient se montrer réticents. Au-delà du sort personnel de Todd Blanche, c’est la question de l’indépendance de la justice américaine qui se pose, à l’heure où les alliés traditionnels de Washington observent avec inquiétude l’érosion des contre-pouvoirs.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La Maison-Blanche s'apprête à nommer l'avocat personnel de Trump à la tête du ministère de la Justice, ouvrant une bataille de confirmation acharnée au Sénat. La gestion de Blanche a été marquée par une poursuite vigoureuse des objectifs juridiques et politiques du président, notamment un fonds de plusieurs milliards pour les alliés, finalement abandonné.
Trump a nommé son avocat Todd Blanche au poste de procureur général, après qu'il a exercé par intérim suite au limogeage de Bondi. La nomination intervient alors que Blanche est sous le feu des critiques de démocrates et de républicains pour un fonds de 1,8 milliard de dollars destiné à indemniser les partisans de Trump s'estimant victimes d'enquêtes injustes, fonds que Blanche a ensuite annoncé abandonner. L'épisode illustre l'utilisation controversée du ministère de la Justice à des fins politiques.
L'ancien avocat personnel de Trump a été proposé pour diriger définitivement le ministère de la Justice, après avoir utilisé ses fonctions par intérim pour engager des poursuites contre les ennemis présumés du président. Blanche, qui fut l'avocat de la défense de Trump, a ciblé des personnalités comme l'ancien directeur du FBI James Comey, ce qui alarme quant à une instrumentalisation de la justice.
L'empressement de Trump à nommer Todd Blanche ministre de la Justice fait suite au limogeage de Pam Bondi pour sa gestion de l'enquête Epstein. Ancien avocat personnel de Trump, Blanche s'est empressé d'inculper des opposants politiques, dont l'ancien patron du FBI James Comey. Cette nomination conforte l'utilisation de l'appareil judiciaire pour récompenser la loyauté et réprimer la dissidence.
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