Se connecter
Édition de 06:00 CETjeudi 11 juin 2026
287 sources · 16 langues65 briefings aujourd'hui
jeudi 4 juin 2026 · Édition de 06:00 CET

Le Sénat américain sacrifie la salle de bal de Trump et son fonds controversé

Le financement de l’immigration avance au Congrès après le retrait de deux priorités présidentielles, dont un fonds d’indemnisation pour les assaillants du 6 janvier, vivement critiqué dans la presse européenne.

Finance13 sources1 langues3 min de lectureMàj 07:35

Le Sénat des États-Unis a adopté en première lecture, mercredi, un projet de loi de financement des agences d’immigration (ICE et CBP), en écartant deux des priorités les plus controversées de Donald Trump : une enveloppe d’un milliard de dollars pour sécuriser une nouvelle salle de bal à la Maison-Blanche et un fonds de près de 2 milliards destiné aux victimes présumées de « l’instrumentalisation politique » de la justice. Débloqué après d’âpres tractations chez les républicains, ce texte budgétaire d’environ 70 milliards de dollars marque un camouflet pour le président, qui avait personnellement plaidé pour ces mesures.

Le « fonds anti-arsenalisation » (anti-weaponization fund), officiellement présenté par le ministère de la Justice le 19 mai, visait à indemniser ceux qui estimaient avoir été persécutés par l’administration précédente – une catégorie qui inclut de nombreux assaillants du Capitole du 6 janvier 2021. Qualifié de « caisse noire » (slush fund) par plusieurs sénateurs républicains, il avait provoqué une levée de boucliers des deux côtés de l’échiquier politique. La presse nord-américaine, de Fox News à NBC, souligne que l’opposition interne au sein du Grand Old Party a été déterminante pour forcer le retrait. De son côté, la presse italienne (Domani) rappelle que l’administration a également dû recruter un ancien émeutier condamné pour un poste au Pentagone, soulignant l’ambiguïté persistante de l’exécutif envers les protagonistes de l’assaut.

L’incertitude demeure néanmoins sur le sort final du fonds. Mardi, le procureur général par intérim Todd Blanche avait assuré sous serment que le projet était « mort », mais le lendemain, Donald Trump a refusé de confirmer son abandon définitif : « Je dois demander aux avocats. Je ne sais pas », a-t-il déclaré, selon Radio-Canada. Ce flottement nourrit les doutes, y compris au sein du Parti républicain, sur la volonté réelle du président de renoncer à ce mécanisme. En Europe, El Mundo replace ce revirement dans une série de scandales économiques impliquant Trump et sa famille, tandis que The Independent (Londres) met en lumière un accord trouble avec le fisc américain, conclu dans le cadre du même dossier, qui bloquait toute enquête sur les finances du président. Par ailleurs, plusieurs accusés du 6 janvier continuent d’espérer des indemnisations par d’autres voies juridiques, comme le rapporte ABC News.

Pour l’heure, le Sénat se prépare à un marathon législatif (« vote-a-rama ») durant lequel des amendements pourraient encore modifier l’équilibre du texte. Si la suppression du milliard destiné à la salle de bal semble acquise, le flou entretenu par le président sur l’abandon réel de l’indemnisation des émeutiers laisse présager de futures tensions. Vu d’Amérique du Nord et d’Europe, l’épisode illustre la fragilité de l’emprise de Trump sur sa majorité parlementaire, contrainte de naviguer entre ses promesses électorales et les exigences d’une base populiste encore loyale au président.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Stampa atlantica / anglosferaStampa europea continentale · mediterranea
Stampa atlantica / anglosferascetticismopragmatismoironia

Le projet Trump d’un fonds de 1,8 milliard de dollars destiné à indemniser les victimes présumées de persécutions politiques, dont les assaillants du Capitole, a capoté sous la pression bipartisane et de son propre camp. Le ministère de la Justice a reculé et les sénateurs républicains ont dans la foulée rayé le milliard destiné à la salle de bal de la Maison-Blanche, signe que la loyauté envers le président connaît des bornes.

Stampa europea continentale/ mediterraneaindignazioneironiapaternalismo

Les scandales économiques continuent de s’égrener : accords fiscaux opaques, prêts irréguliers, une piscine octroyée sans appel d’offres. Le recul discret sur le fonds de 1,8 milliard destiné à ses alliés n’est qu’une pièce supplémentaire dans le feuilleton des irrégularités qui poursuit Trump et sa famille, sur fond d’esclandres verbaux et d’escalade au Liban.

Cette actualité est parue dans

13 sources · 1 langues · fenêtre 24 h

MSNBC3 juin, 21:23
BBC News4 juin, 03:26
NBC News4 juin, 03:26
ABC News4 juin, 03:29
Fox News3 juin, 18:00
The New York Times4 juin, 03:26
The Independent3 juin, 21:22
Domani3 juin, 21:22