Trump annonce une « victoire complète » sur l'Iran en deux semaines
Lors d’un rassemblement téléphonique, le président américain a assuré qu’un accord serait conclu avec Téhéran, entraînant une chute des prix du pétrole, promesse récurrente depuis le cessez-le-feu d’avril.

Lors d’une intervention téléphonique en soutien au sénateur Lindsey Graham, Donald Trump a une nouvelle fois brandi la promesse d’un triomphe rapide. « Nous négocions, ils veulent un très bon accord, ils sont prêts à tout nous donner, y compris à renoncer à l’arme nucléaire », a-t-il déclaré, assurant que les États-Unis annonceraient une « victoire complète » sur l’Iran dans les deux prochaines semaines et que les cours du pétrole s’effondreraient aussitôt. Ce calendrier n’est pas inédit : depuis l’instauration d’un cessez-le-feu le 7 avril entre Washington et Téhéran, initialement limité à deux semaines pour parvenir à un accord, le président américain a multiplié les annonces de ce type, sans percée tangible.
Les réactions internationales oscillent entre scepticisme et intérêt stratégique. Du côté russe, les médias relèvent que le sénateur Graham, destinataire de l’appel, figure sur la liste des personnes considérées comme terroristes et extrémistes par Moscou, soulignant la froideur du contexte diplomatique entre grandes puissances. Les chaînes arabophones, tout en relayant la rhétorique trumpienne, rappellent discrètement les cycles précédents d’optimisme déçu, tandis que la presse iranienne analyse ces déclarations comme un outil de pression psychologique destiné avant tout aux marchés financiers, en pleine précampagne électorale américaine.
Cette instrumentalisation du discours nucléaire iranien à des fins de régulation du prix du baril trouve un écho particulier dans les économies francophones dépendantes des hydrocarbures, de l’Afrique subsaharienne au Canada. L’analyse développée par la presse iranienne, reprise dans plusieurs capitales, voit dans l’insistance de Trump sur un « effondrement » imminent du brut une tentative d’orienter les anticipations des opérateurs, plus qu’une prédiction fondée. Parallèlement, le vice-président J.D. Vance a évoqué, selon des sources proches du dossier, des divergences avec Israël et l’opportunité d’un règlement durable du dossier nucléaire, laissant entrevoir des fractures au sein même de l’alliance occidentale. L’horizon des deux semaines, évoqué une fois de plus, pourrait ainsi moins refléter un calendrier diplomatique que celui d’une fenêtre politique intérieure, où la maîtrise des prix à la pompe demeure un enjeu central pour le locataire de la Maison Blanche.
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