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lundi 8 juin 2026 · Édition de 20:00 CET

Iran au Mondial 2026 : une préparation entravée par la guerre avec les États-Unis

Forcée de s’installer au Mexique, l’équipe iranienne subit un régime de visa draconien et s’entraîne à huis clos, symbole d’une compétition gangrenée par les tensions géopolitiques.

Sport8 sources6 langues2 min de lectureMàj 03:19

L’image est saisissante : l’avion de la sélection iranienne se pose à Tijuana, escorté par des soldats mexicains, tandis que ses joueurs foulent un sol étranger sans fanfare. Comme le rapportent les médias latino-américains, la délégation a dû transférer son camp de base de l’Arizona vers la métropole frontalière mexicaine, conséquence directe du conflit armé entre Washington et Téhéran. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, un pays hôte est en guerre avec une nation participante – un fait rappelé par la presse suisse alémanique, qui y voit un terrain miné pour la Fifa.

La situation est inédite : les joueurs ne sont autorisés à entrer aux États-Unis que les jours de match, un régime d’exception dénoncé comme « discriminatoire » par les médias germanophones. Selon les informations de la presse helvétique, treize officiels iraniens, soupçonnés de liens avec les Gardiens de la révolution, se sont vu refuser leur visa, tandis que le président de la Fifa, Gianni Infantino, serait intervenu en coulisses pour éviter un boycott. Du côté brésilien, des images diffusées par la fédération iranienne montrent une équipe stoïque durant le vol, Mehdi Taremi plongé dans la lecture, comme pour conjurer l’incertitude.

Au-delà du symbole, ces restrictions pèsent sur la performance sportive. La presse espagnole souligne que l’Iran s’entraîne à huis clos, loin de toute normalité, avec un championnat domestique suspendu et des joueurs en manque de compétition. L’absence de matches amicaux et la logistique transfrontalière pour chaque rencontre de groupe menacent la cohésion d’une équipe qui devra affronter la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte dans un groupe G relevé. Les analyses de la presse italienne rattachent ce casse-tête aux multiples polémiques qui empoisonnent l’organisation du Mondial 2026, des prix des billets aux blessures.

L’équipe iranienne devient ainsi le révélateur d’une compétition gangrenée par les fractures internationales. Alors que les médias africains rappellent que le Ghana, autre qualifié, ne subit pas de telles restrictions, le traitement réservé à l’Iran ouvre un précédent : le sport peut-il vraiment rester neutre lorsque les puissances hôtes instrumentalisent les visas ? À Tijuana, loin des projecteurs, les joueurs iraniens tentent de se préparer comme ils le peuvent, mais l’issue de leur parcours pourrait bien se décider autant sur le terrain que dans les couloirs diplomatiques.

Cette actualité est parue dans

8 sources · 6 langues · fenêtre 24 h

France 248 juin, 17:07
La Gaceta8 juin, 19:09
Panorama8 juin, 17:08
The Ghana Report8 juin, 23:16
Metrópoles9 juin, 02:54
G19 juin, 01:16
Tages-Anzeiger8 juin, 23:14
Neue Zürcher Zeitung (NZZ)8 juin, 17:07