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vendredi 5 juin 2026 · Édition de 06:00 CET

Audit accablant pour Andrew Mountbatten-Windsor : revenus locatifs occultes et privilèges royaux

Le National Audit Office révèle que l'ancien prince Andrew a sous-loué des cottages royaux pendant vingt ans, engrangeant des revenus privés, alors que le roi Charles finance les loyers de ses filles.

Finance16 sources2 langues3 min de lectureMàj 15:14

Un rapport de la Cour des comptes britannique, le National Audit Office (NAO), rendu public le 5 juin 2026, dévoile des arrangements immobiliers inédits au sein de la famille royale. Andrew Mountbatten-Windsor, frère discrédité du roi Charles III, a empoché pendant plus de deux décennies les loyers de trois cottages situés sur le domaine de Royal Lodge à Windsor, tout en ne s’acquittant lui-même que d’un « loyer symbolique » – un peppercorn rent – pour la résidence principale. Parallèlement, le rapport indique que le souverain prend en charge les frais d’appartements de fonction occupés par les princesses Beatrice et Eugenie, bien qu’elles ne soient pas des membres actifs de la Couronne.

L’enquête du gendarme des comptes publics, la plus fouillée depuis vingt ans sur les propriétés de la monarchie, détaille les conditions de la location consentie à Andrew en 2003. Celui-ci a versé un supplément d’un million de livres et s’est engagé à réaliser 7,5 millions de travaux de rénovation en échange d’un bail quasi gratuit sur le manoir de trente pièces et ses dépendances. Ce pactole a permis à l’ancien prince, privé de ses titres en 2025 en raison de ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, de sous-louer trois cottages à du personnel ou à des retraités du domaine. Les estimations de ces revenus varient : un expert cité par la presse britannique évoque jusqu’à 180 000 livres annuelles, tandis que des sources proches du Palais assurent que les sommes couvraient à peine les frais de gestion. La classe politique britannique s’est émue de ce « système choquant et abusif », selon les termes du député travailliste Rachael Maskell, estimant que ces recettes auraient dû revenir au Crown Estate, le gestionnaire des biens de la Couronne.

Au-delà du cas d’Andrew, le rapport soulève une question plus large sur la transparence des finances royales. La presse européenne, notamment allemande et italienne, insiste sur l’opacité persistante de ces arrangements, tandis que les médias du Commonwealth et d’Asie y voient un révélateur des privilèges d’une institution déconnectée des réalités modernes. Le fait que le roi Charles III finance personnellement les loyers de ses nièces, sans qu’aucune justification de service public ne soit apportée, alimente un débat qui pourrait déboucher sur des réformes. Le comité parlementaire des comptes publics, à l’origine de cette investigation, devrait organiser des auditions dans les prochains mois afin de renforcer le contrôle des deniers publics.

La monarchie britannique, déjà fragilisée par les scandales, voit ainsi son mode de financement exposé comme rarement auparavant. Si Buckingham Palace affirme que ce rapport s’inscrit dans « un engagement de transparence », les critiques y perçoivent surtout une opération de communication contrainte. À l’heure où plusieurs pays du Commonwealth s’interrogent sur leur lien avec la Couronne, cette nouvelle affaire pourrait accélérer les appels à une réforme en profondeur – voire, pour certains, à une république.

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L'ex-prince Andrew a gagné de l'argent en sous-louant trois cottages sur le domaine où il vivait sans loyer depuis vingt ans, selon un rapport de l'organisme de surveillance des dépenses publiques. Le rapport indique également que ses filles occupent des appartements dans des palais à loyer modéré, financés par le roi Charles.

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L'ex-prince Andrew a été pris en flagrant délit de sous-location de cottages dans le domaine royal où il résidait sans payer de loyer. Ces révélations embarrassantes jettent une lumière crue sur les arrangements financiers opaques de la famille royale.

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Le frère déchu du roi Charles a tiré des revenus locatifs de trois cottages tout en ne payant qu'un loyer symbolique pour Royal Lodge, selon un organisme de surveillance. Ce rapport, publié avant une enquête parlementaire, relance le débat sur la gestion opaque des résidences royales.

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16 sources · 2 langues · fenêtre 24 h

Australian Broadcasting Corporation (ABC)5 juin, 13:50
Open5 juin, 11:28
Le Monde5 juin, 13:50
ANSA Politica5 juin, 13:51
Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ)5 juin, 04:39
Jerusalem Post5 juin, 02:21
South China Morning Post (SCMP)5 juin, 06:54
The New York Times5 juin, 13:50