Moscou accuse des géants tech occidentaux d’espionnage, pendant que les escroqueries téléphoniques se multiplient
Le FSB dénonce une vaste opération cybernétique via Cloudflare et Fastly, tandis qu’au Brésil et en Russie, des criminels exploitent appels et SMS pour piéger les citoyens.

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a porté une accusation retentissante, affirmant avoir découvert une « opération d’envergure » orchestrée par des services de renseignement occidentaux. Ces derniers auraient utilisé les infrastructures de grandes entreprises technologiques — Cloudflare et Fastly sont nommément citées — pour implanter des logiciels espions sur les smartphones de hauts responsables russes. Les programmes malveillants permettaient de dérober des données personnelles, d’écouter les conversations et de surveiller à distance l’environnement des appareils, a précisé le FSB, qui a mis en garde contre toute discussion confidentielle à proximité de téléphones portables.
Les médias russes ont largement relayé cette version. Une vidéo diffusée par l’agence TASS montre les bureaux de Cloudflare et Fastly à San Francisco, Londres et New York, suggérant une complicité tacite. Selon Novaïa Gazeta, ces accusations surviennent alors que les autorités russes ont par le passé tenté de contraindre Cloudflare à coopérer avec les services locaux. Un officier anonyme du FSB avance que les individus espionnés se retrouvent ensuite sur les listes de sanctions américaines et européennes, dessinant une stratégie où le renseignement électronique précède les mesures punitives.
À des milliers de kilomètres de cette guerre de l’ombre, le Brésil est confronté à une menace d’un autre ordre, mais tout aussi invasive. Dans le District fédéral, des escrocs usurpent l’identité de la Défense publique pour contacter des habitants par téléphone ou messagerie, réclamant mots de passe, dépôts ou virements bancaires sous prétexte de protection patrimoniale. Parallèlement, la Police fédérale a déclenché une opération contre un réseau qui envoyait des SMS frauduleux en masse et utilisait de faux centres d’appels pour orienter les victimes vers des numéros surtaxés. Deux personnes ont été arrêtées à São Paulo et Feira de Santana.
En Russie, les particuliers ne sont pas épargnés. Le ministère de l’Intérieur signale une nouvelle forme d’escroquerie : un prétendu voisin retraité annonce par téléphone le remplacement prochain de l’interphone et demande de lui communiquer un « code technique » reçu par SMS. Ce code permet en réalité aux criminels de s’emparer de comptes sur les services publics en ligne, d’usurper l’identité de la victime et de la menacer d’amendes ou de détournements de fonds. La technique illustre un raffinement constant de l’ingénierie sociale, exploitant la confiance et la proximité supposée.
Qu’il s’agisse d’espionnage d’État ou de manœuvres crapuleuses, ces incidents révèlent une même fragilité : la dépendance planétaire aux communications mobiles. Du renseignement géopolitique aux arnaques de quartier, le téléphone devient l’arme et la cible, rappelant l’urgence d’une cyberhygiène collective et de règles internationales plus strictes pour encadrer l’usage des infrastructures numériques.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le FSB a annoncé avoir démantelé une vaste campagne de cyberespionnage orchestrée par des services de renseignement occidentaux, utilisant les infrastructures des entreprises américaines Fastly et Cloudflare pour pirater les téléphones de hauts responsables russes. L'accusation, non étayée par des preuves indépendantes, fait suite à des tentatives antérieures de Moscou de contraindre les géants de la tech à coopérer. L'article relate les faits sans commentaire.
Les services de sécurité russes ont mis au jour une opération d'espionnage occidentale clandestine, qui a introduit des logiciels malveillants dans les téléphones de hauts responsables pour écouter et surveiller à distance. Le FSB met en garde la population : ne parlez jamais de sujets confidentiels près d'un portable, les agences étrangères pouvant activer les micros. Ces révélations dénoncent une campagne high-tech visant à affaiblir l'État russe.
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