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Liban : un casque bleu tué par un tir de mortier, l’UNIFIL sous pression

Un soldat de la paix de l’ONU a succombé à ses blessures après une attaque au mortier à Marjayoun, dans le sud du Liban, ravivant les inquiétudes sur la sécurité de la mission onusienne prise entre les feux israéliens et le Hezbollah.

Géopolitique6 sources4 langues2 min de lectureMàj 13:18

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (UNIFIL) a annoncé jeudi la mort d'un de ses casques bleus, grièvement blessé la veille par un tir de mortier qui a frappé une position près de Marjayoun, dans le sud du pays. Deux autres soldats ont été blessés dans l'incident, pour lequel une enquête a été ouverte. L'UNIFIL n'a pas précisé l'origine des projectiles, se contentant d'appeler « toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international et à garantir la sécurité du personnel de l'ONU », selon un communiqué repris par la presse libanaise [A3].

Ce drame survient dans une zone où les échanges de tirs entre l’armée israélienne et le Hezbollah sont quotidiens depuis le début de la guerre à Gaza. Marjayoun, situé à quelques kilomètres de la frontière israélienne, est régulièrement le théâtre d’incidents meurtriers pour la mission onusienne. Comme le souligne la presse indonésienne [A2], ce décès fait écho à la mort d’un soldat indonésien de l’UNIFIL, tombé récemment dans la même zone, illustrant la vulnérabilité grandissante des forces de maintien de la paix. L’Italie, qui fournit le plus important contingent de la mission [A1], suit la situation avec une attention particulière, alors que Rome maintient un millier de soldats au Liban.

Cet incident met en lumière l’impuissance de l’UNIFIL, déployée depuis 1978 pour veiller au respect du cessez-le-feu et accompagner le retrait israélien. Mais ni le Hezbollah ni Israël ne semblent considérer la force onusienne comme un obstacle à leurs opérations. L’absence de revendication de l’attaque illustre une dangereuse banalisation de la violence contre les casques bleus, pourtant protégés par le droit international humanitaire. Comme le rappelle le communiqué de l’UNIFIL cité par Naharnet [A3], « les attaques délibérées contre les soldats de la paix constituent des violations graves » de ces conventions.

Alors que les diplomaties européennes et asiatiques s’inquiètent pour la sécurité de leurs ressortissants, l’enquête devra déterminer si ce mortier provient d’une bavure israélienne ou d’un tir du Hezbollah. Dans les deux cas, l’événement accroît la pression sur les capitales contributrices, en particulier Rome et Jakarta, qui pourraient être tentées de réévaluer leur engagement. À l’heure où la région est au bord d’un embrasement régional, l’UNIFIL apparaît plus que jamais comme un témoin impuissant d’une guerre qui ne dit pas son nom.

Cette actualité est parue dans

6 sources · 4 langues · fenêtre 24 h

Al-Manar English4 juin, 12:23
Naharnet4 juin, 12:25
Il Post4 juin, 12:25
Lettera434 juin, 12:24
Vanguard4 juin, 12:24
Republika4 juin, 12:26