Le président de la fédération palestinienne de football privé de visa américain pour le Mondial 2026
Jibril Rajoub, invité par la FIFA, a assisté au match d’ouverture à Mexico mais n’a pu entrer aux États-Unis, illustrant les tensions entre universalisme sportif et politiques migratoires.

Jibril Rajoub, président de la Fédération palestinienne de football, a assisté jeudi 11 juin au match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 entre le Mexique et l’Afrique du Sud à Mexico. Mais il n’a toujours pas reçu le visa américain qui lui permettrait de rejoindre les autres dirigeants de fédérations nationales invités par la FIFA aux États-Unis, où se déroulera l’essentiel de la compétition. « Je ne crois pas qu’il soit juste d’utiliser, d’abuser ou de refuser le droit de tous les footballeurs du monde à y assister », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par plusieurs médias internationaux.
Cette situation met en lumière les contradictions d’un événement présenté comme une célébration de l’unité mondiale. Gianni Infantino, le président de la FIFA, avait pourtant affirmé l’an dernier que « tout le monde sera le bienvenu au Canada, au Mexique et aux États-Unis pendant la Coupe du monde ». La presse indonésienne souligne le paradoxe d’un sport qui se veut universel mais dont l’accès est entravé par des politiques migratoires restrictives. Selon des sources proches de l’organisation, plusieurs autres responsables accrédités se trouvent dans la même situation, leur demande de visa ayant été rejetée ou restant sans réponse.
Le cas de Jibril Rajoub revêt une dimension politique particulière. Figure vétéran de la politique palestinienne, il est régulièrement confronté aux restrictions imposées par Israël et, désormais, par les États-Unis. Le quotidien israélien Haaretz rappelle son long parcours au sein de l’Autorité palestinienne, tandis que les médias iraniens dénoncent une instrumentalisation du football à des fins de pression diplomatique. La presse occidentale, comme le britannique The Independent, rapporte les faits de manière plus neutre, mais l’affaire s’inscrit dans une série de précédents : lors des Coupes du monde en Russie et au Qatar, des responsables et journalistes de certains pays avaient déjà rencontré des obstacles administratifs.
L’édition 2026 est la première à être co-organisée par trois nations. Si le Canada et le Mexique appliquent des politiques d’entrée généralement plus souples, le poids des États-Unis en tant que principal hôte expose la compétition aux aléas de leur politique de visas. Cette asymétrie pourrait créer des tensions diplomatiques et affaiblir le message d’universalité porté par la FIFA. L’organisation devra peut-être négocier des garanties pour que tous les invités puissent circuler librement entre les pays hôtes, sous peine de voir le Mondial perdre une part de sa légitimité comme espace de rencontre entre les peuples.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
The US has arbitrarily denied a visa to the head of Palestinian football, an unjust act showing American hostility toward Palestinians. This reflects a broader pattern of unfair treatment, even in sports.
Jibril Rajoub, a veteran Palestinian political figure, is still waiting for his US visa to attend the World Cup. He claims denial of his right to attend, but the visa process is standard procedure.
The president of the Palestinian Football Federation is stuck in Mexico awaiting a US visa for the World Cup. He criticizes the unfair denial, highlighting how visa restrictions affect even football officials.
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