La NASA met fin à la mission MAVEN après onze ans d'observation de l'atmosphère martienne
Après six mois de silence radio, l'agence spatiale américaine a déclaré irrécupérable la sonde MAVEN, qui a révolutionné la compréhension de l'évolution atmosphérique de Mars.

La NASA a annoncé ce mercredi 3 juin la fin de la mission MAVEN, la sonde qui orbitait autour de Mars depuis 2014 pour étudier son atmosphère. Après plus de onze ans de service, bien au-delà de la durée initialement prévue d'un ou deux ans, la perte de contact survenue le 6 décembre dernier a été jugée irréversible par un comité d'examen réuni en février. Cette décision, relayée par la presse internationale des Amériques à l'Asie, marque le terme d'une aventure scientifique majeure.
Conçue pour percer les mystères de l'évolution atmosphérique de la planète rouge, MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile Evolution) a produit plus de 800 publications scientifiques, transformant notre compréhension de la façon dont Mars a perdu son atmosphère et son eau liquide. La mission a notamment mis en évidence le rôle du vent solaire dans ce processus d'érosion, offrant des clés essentielles pour l'histoire climatique de la planète et les futures explorations.
Le dernier contact, le 6 décembre, est survenu alors que la sonde passait derrière Mars. Selon les données télémétriques, MAVEN est entrée dans une rotation rapide qui a perturbé son orbite et épuisé ses batteries. « L'équipe a vraiment vécu la perte d'un être cher », a témoigné Mike Moreau, chef de projet à la NASA, soulignant l'attachement des scientifiques à cet engin. Un ultime éclat scientifique a toutefois précédé ce silence : l'imagerie de la comète interstellaire 3I/ATLAS, troisième objet de ce type jamais identifié dans le système solaire.
L'observation de cette comète a d'ailleurs donné lieu à des spéculations sur une éventuelle technologie extraterrestre, rapidement dissipées. L'Institut SETI a confirmé que ses balayages radio depuis la Californie n'avaient détecté aucun signal artificiel, concluant à une origine naturelle. Cet épisode illustre la polyvalence de MAVEN, capable de contribuer à des recherches aux frontières de l'astronomie, bien au-delà de sa mission première.
Alors que la sonde, présumée toujours en orbite, devient un débris spatial autour de Mars, son héritage scientifique perdure. Les données recueillies continueront d'éclairer les missions futures, notamment celles préparant l'exploration humaine de la planète – un enjeu qui mobilise aussi bien les agences nord-américaines qu'européennes, dont le CNES français. En filigrane, la fin de MAVEN rappelle la fragilité des engins spatiaux et la nécessité d'une coopération internationale pour percer les secrets de notre voisin cosmique.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La presse latino-américaine fait ses adieux à la mission MAVEN avec un mélange de fierté pour les plus de 800 études scientifiques réalisées et une pointe de tristesse pour la sonde déclarée 'muerta' (morte). Elle souligne qu'elle a fonctionné plus de 11 ans, bien au-delà des attentes, et que le silence radio dure depuis décembre.
Les médias atlantiques dépeignent la fin de MAVEN comme un incident dramatique : la sonde 'partie en vrille' a été déclarée 'morte'. L'accent mis sur la perte soudaine du signal et la décision de 'débrancher' donne au récit un ton alarmiste et urgent.
Les médias d'Europe continentale traitent l'information avec un détachement et une concision extrêmes, se bornant à indiquer que la NASA a mis fin à la mission après six mois de silence et que MAVEN a fonctionné plus de dix ans au lieu des deux prévus. Aucun adjectif, aucune métaphore — du reportage pur.
Les médias du Golfe arabe célèbrent la mission comme la fin d'une époque, mêlant triomphe scientifique et émotion humaine. Citant le responsable de la NASA qui compare la perte de la sonde à celle d'un être cher, ils humanisent MAVEN et vantent sa contribution à la compréhension de Mars.
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