Le ver mangeur de chair ressurgit au Texas, ravivant la menace sur le cheptel nord-américain
Après des décennies d'éradication, un cas de lucilie bouchère détecté dans le sud du Texas provoque une crise sanitaire et des restrictions commerciales, du Mexique au Canada.

La confirmation, dans le comté de Zavala au Texas, de la présence d’une larve de lucilie bouchère sur un veau de trois semaines a déclenché une réponse d’urgence sans précédent depuis les années 1960. Le gouverneur Greg Abbott a décrété l’état de catastrophe, mobilisant des moyens considérables pour contenir ce parasite dont les larves dévorent les tissus vivants du bétail, de la faune et, plus rarement, des humains. L’industrie bovine américaine, évaluée à 113 milliards de dollars, retient son souffle, d’autant que le foyer, situé à La Pryor, se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la frontière mexicaine, par où le fléau menace de s’étendre.
Éradiquée aux États-Unis en 1966, la lucilie bouchère n’a cessé de progresser vers le nord depuis 2023, remontant d’Amérique centrale à travers le Mexique. Les autorités mexicaines ont ainsi rapporté 221 cas animaux dans le seul État de Guanajuato, ainsi que deux infections humaines chez des personnes âgées, maîtrisées de justesse. Cette résurgence rappelle que les espèces invasives, au-delà des pertes directes, imposent un fardeau économique colossal : selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis, les invasions biologiques ont coûté au pays des centaines de milliards de dollars en quelques décennies.
Pour enrayer la progression, la technique de l’insecte stérile, qui consiste à lâcher des mâles rendus infertiles pour réduire la reproduction, est au cœur de la stratégie américaine. Une nouvelle usine d’élevage de ces mouches, d’un coût de 750 millions de dollars, est en construction à Edinburg, mais son achèvement ne surviendra pas avant plus d’un an, un délai jugé trop long par le gouverneur Abbott, qui presse le gouvernement fédéral d’accélérer les travaux. En attendant, le Canada a imposé des restrictions à l’importation de bétail en provenance du Texas, illustrant l’effet domino de telles crises sur le commerce agricole nord-américain.
Vue d’Europe, la situation texane résonne comme un avertissement : des décennies de mondialisation des échanges ont accru les risques de dissémination d’organismes nuisibles. La Suisse, par exemple, suit l’affaire de près, consciente que des parasites exotiques peuvent franchir les frontières via les flux de marchandises. L’enjeu dépasse donc les seuls éleveurs texans : il engage la résilience des systèmes alimentaires face à des menaces transfrontalières, nécessitant une coopération scientifique et politique renforcée entre nations.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Des décennies après son éradication, le ver carnivore réapparaît au Texas, menaçant la sécurité du bétail et le commerce agricole. Le Canada impose des restrictions immédiates, tandis que les États-Unis activent des mesures de confinement avec des mouches stériles et des quarantaines. L'enjeu : une industrie bovine de plusieurs milliards de dollars et l'équilibre écologique de régions entières.
Le Texas décrète l'état d'urgence face à la lucilie bouchère, un parasite disparu depuis des décennies et désormais lié aux déplacements transfrontaliers. Les éleveurs sont en alerte, des cas humains au Mexique alimentent l'inquiétude et le scepticisme grandit sur les capacités de confinement américaines. Les mouches stériles deviennent l'ultime recours dans une course contre la montre.
Un ver carnivore digne d'un film d'horreur choque les États-Unis : après des décennies, le parasite tueur frappe un veau au Texas, provoquant la panique face à une possible épidémie de plusieurs milliards de dollars. La lutte s'engage avec des mouches stériles et des quarantaines, mais le choc pour la production alimentaire américaine est palpable.
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