Guerre au Moyen-Orient : les compagnies aériennes voient leurs bénéfices fondre de moitié en 2026
L'IATA a révisé à la baisse ses prévisions de profits pour le secteur aérien, victime de la flambée du kérosène et des perturbations liées au conflit Iran-États-Unis. Les transporteurs du Golfe subissent de plein fouet, tandis que la demande reste forte.

Réunie en assemblée générale à Rio de Janeiro, l'Association internationale du transport aérien (IATA) a livré des perspectives assombries pour 2026 : le bénéfice net mondial des compagnies aériennes devrait chuter à 23 milliards de dollars, contre 45 milliards en 2025, soit une baisse de près de 50 %. Cette révision drastique, bien plus sévère que les 41 milliards anticipés en décembre, est imputable aux tensions géopolitiques en cours. La guerre qui oppose Israël et les États-Unis à l'Iran a provoqué un blocage quasi total du détroit d'Ormuz, étranglant le transport maritime de pétrole et propulsant le prix du kérosène à des sommets.
La facture énergétique des transporteurs s'alourdit de près de 100 milliards de dollars supplémentaires, d'après les calculs de l'IATA, pour atteindre 350 milliards, soit une hausse de 40 % sur un an. Les marges, déjà étroites, s'en trouvent laminées : la rentabilité nette moyenne du secteur passera de 4,2 % à 2 %. Pourtant, la demande de passagers reste vigoureuse – 5,1 milliards de voyageurs sont attendus – mais la flambée des tarifs ne compense pas l'envolée des coûts. « Le secteur table sur la croissance, mais les vents contraires sont violents », a résumé Willie Walsh, le directeur général de l'organisation.
Les répercussions varient selon les régions. Les compagnies du Golfe, directement touchées par les restrictions d'espace aérien et la déstabilisation des hubs, pourraient basculer dans le rouge. À l'inverse, des transporteurs européens comme British Airways entendent répercuter une partie des surcoûts sur leurs tarifs, misant sur la clientèle affaires. En Amérique latine, le patron de Latam, Roberto Alvo, prévient que de nouvelles réductions de capacité seront inévitables si la crise perdure jusqu'en 2027. Les économies émergentes, en Afrique et en Asie, où l'élasticité-prix est plus forte, ressentiront davantage le ralentissement de la demande.
Cette onde de choc met en lumière la vulnérabilité chronique de l'aérien, soumis aux cahots géopolitiques après avoir surmonté la pandémie de Covid-19. Contrairement à 2020, le ciel ne se vide pas, mais le modèle économique des compagnies, fondé sur des marges infimes et une croissance continue, se fissure. Les experts s'attendent à une consolidation du marché, avec des faillites dans les segments les moins résilients – la américaine Spirit Airlines a déjà jeté l'éponge en début d'année. À moyen terme, la transition vers des appareils moins gourmands et la diversification des sources d'approvisionnement énergétique s'imposent comme des impératifs stratégiques, tandis que le conflit iranien redessine les routes du transport aérien mondial.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
En 2026, les bénéfices des compagnies aériennes chuteront de moitié par rapport à 2025, alors même que le trafic passagers progresse, sous l'effet de la flambée du kérosène provoquée par le conflit au Moyen-Orient. L'IATA anticipe un résultat net de 23 milliards de dollars, loin des 45 milliards de l'an passé, reflet d'un paradoxe entre une demande résiliente et des marges laminées.
La guerre en Iran et la fermeture de facto du détroit d'Ormuz gonflent de près de 100 milliards de dollars la facture de carburant des compagnies aériennes, réduisant de moitié leurs bénéfices en 2026. Ce conflit, auquel les États-Unis et Israël participent directement, fait peser sur l'aviation civile des coûts insoutenables et provoque un choc pétrolier mondial.
L'offensive militaire américano-israélienne contre l'Iran, malgré un cessez-le-feu constamment violé, ravage l'économie et la sécurité du Golfe, le blocus d'Ormuz étranglant le commerce. En Amérique latine, le PDG de Latam prévient qu'il faudra réduire encore la capacité si les prix du carburant restent élevés, illustrant comment une guerre lointaine porte gravement atteinte aux économies émergentes.
Dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, British Airways annonce qu'elle augmentera ses tarifs pour répercuter la hausse du carburant sur les voyageurs, la maison mère visant à récupérer 60 % des surcoûts. Relatée par un média du Golfe, cette décision est présentée comme une adaptation commerciale ordinaire, sans tonalité alarmiste face à la crise.
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