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vendredi 29 mai 2026 · Édition de 20:00 CET

La BAD alerte sur les freins au commerce et à la croissance en Afrique

Malgré des projections de croissance à 4,2 % en 2026, le continent reste exposé aux chocs mondiaux et à un déficit de financement des échanges de près de 92 milliards de dollars.

Finance5 sources3 langues3 min de lectureMàj 21:54

Les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui se sont tenues à Brazzaville fin mai, ont été le théâtre de la publication de rapports aux tonalités contrastées. Si l’Afrique affiche une résilience certaine après la pandémie de Covid-19, la 5e édition du rapport sur le financement du commerce, couvrant la période 2020-2024, dresse un tableau où les progrès restent entravés par des lacunes structurelles. Pour la première fois, l’étude quantifie l’apport des institutions de financement du développement, tout en soulignant que le déficit de financement du commerce oscille toujours entre 74 et 92 milliards de dollars en 2024. Les appels à des réformes ciblées — disponibilité des devises, accélération de la digitalisation et intégration financière régionale — ont résonné comme une nécessité impérieuse pour libérer le potentiel des échanges intra-africains.

Les perspectives économiques continentales, dévoilées dans le même cadre, confirment une dynamique de croissance robuste — 4,2 % attendus en 2026 et 4,4 % en 2027 — mais celle-ci reste suspendue à la durée des chocs mondiaux. Les analystes de la BAD préviennent qu’un conflit prolongé, au-delà de trois mois, pourrait amputer la progression du PIB réel de 0,4 point, ramenant l’expansion à 4 %. Le déficit budgétaire moyen, qui se maintient autour de 4,8 % du PIB en 2026, ajoute une couche de vulnérabilité à ce paysage en clair-obscur.

La région Afrique du Nord concentre plusieurs points de tension. Selon les projections, la croissance y ralentirait de 4,4 % en 2025 à 4 % en 2026, avant un possible regain à 4,2 % en 2027 si les chaînes d’approvisionnement mondiales se normalisent. Les médias maghrébins, s’appuyant sur le rapport de la BAD, pointent les répercussions des perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz : les exportations vers le Moyen-Orient sont menacées, tandis que les coûts de l’énergie et des engrais pourraient s’envoler pour les importateurs nets comme le Maroc, l’Égypte et la Tunisie. L’Algérie, en revanche, fait figure d’exception : grâce à la vigueur des investissements publics et au développement des secteurs hors hydrocarbures, sa croissance est révisée à la hausse, à 4,1 % en 2026 puis 4,2 % en 2027. Le mégaprojet ferroviaire reliant Alger à Tamanrasset, qualifié d’infrastructure « des plus transformantes » du continent, illustre cette ambition d’intégration régionale.

Dans ce contexte, les travaux de Brazzaville soulignent l’urgence de consolider les acquis. La digitalisation des instruments de financement, le renforcement des capacités en devises et l’harmonisation des cadres réglementaires apparaissent comme des leviers incontournables. La BAD, en mettant l’accent sur la résilience des banques africaines et l’apport croissant des institutions de développement, esquisse une feuille de route où la coopération multilatérale et les investissements structurants pourraient amoindrir la dépendance du continent aux soubresauts extérieurs. Reste à transformer ces diagnostics partagés en politiques coordonnées, à la hauteur des ambitions affichées pour la zone de libre-échange continentale.

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Lors des Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement à Brazzaville, le nouveau rapport sur le financement du commerce montre que les institutions financières africaines ont fait preuve de résilience après la pandémie. Malgré un environnement mondial difficile, le document offre une évaluation actualisée du paysage du financement du commerce sous l'angle de l'intermédiation bancaire.

Stampa arabo levante-Maghreburgenzascetticismo

Des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement à Brazzaville se dégage un tableau contrasté : la croissance africaine est attendue à 4,2 % en 2026, mais l'Afrique du Nord pourrait ralentir à 4 % en raison des tensions sur les chaînes d'approvisionnement mondiales. Si l'Algérie se distingue avec une progression prévue de 4,1 %, le rapport sur le financement du commerce appelle à des réformes urgentes concernant la disponibilité des devises, la numérisation et l'intégration financière régionale.

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Zawya29 mai, 14:47
Assabah29 mai, 14:48
El Khabar29 mai, 17:02
TelQuel29 mai, 14:47
Atlasinfo29 mai, 10:42