L’or recule, pris en étau entre dollar fort, pétrole cher et incertitude iranienne
La remontée du billet vert et des prix du brut pèse sur le métal jaune, déjà fragilisé par l’attentisme des marchés face au sort de la trêve américano-iranienne.

Les cours de l’or ont entamé la semaine en territoire négatif, lundi 1er juin, sous le double effet d’un dollar raffermi et de la flambée persistante des prix du pétrole. Sur les marchés au comptant, l’once s’échangeait autour de 4 520 dollars en séance asiatique, après avoir touché un plus haut de deux semaines lors de la clôture précédente – un reflux modeste mais symptomatique d’une nervosité grandissante. À Dubaï, la baisse s’est traduite par un repli de 3,5 dirhams par gramme d’or 24 carats, signe que la correction touche aussi bien les salles de marché que le commerce de détail dans le Golfe.
Ce mouvement de repli intervient alors que les investisseurs retiennent leur souffle, suspendus à la décision imminente du président américain Donald Trump concernant une proposition de prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran. Vendredi, le locataire de la Maison Blanche a laissé entendre qu’il trancherait rapidement, tout en reconnaissant que des divergences de fond persistent entre Washington et Téhéran. L’issue de cet arbitrage dépasse le seul dossier nucléaire : elle déterminera l’ampleur des tensions géopolitiques à court terme, avec des conséquences directes sur les cours du brut et, par ricochet, sur la valeur refuge de l’or.
Dans les salles de marché du Golfe comme à Beyrouth, les analystes soulignent le rôle d’un pétrole cher dans l’équation aurifère. « La hausse du brut, conjuguée à un accord américano-iranien qui reste insaisissable, suffit à maintenir l’or en déséquilibre en ce début de semaine », résume Tim Waterer, analyste chez KCM Trade, largement cité par les médias financiers régionaux. De fait, le renchérissement du baril alimente les craintes inflationnistes, ce qui pousse théoriquement les investisseurs vers l’or, mais l’effet est contrebalancé par un dollar index au plus haut depuis plusieurs séances, rendant le métal plus onéreux pour les détenteurs d’autres devises.
Les observateurs iraniens ne s’y trompent pas : les médias de Téhéran, relayant des dépêches d’agences internationales, insistent sur le lien direct entre les pourparlers et l’évolution des cours. Pour la République islamique, un échec des discussions signifierait un retour des sanctions maximales et une escalade régionale qui propulserait à la fois le pétrole et l’or. À l’inverse, un accord, même temporaire, offrirait une bouffée d’oxygène aux marchés et pourrait dégonfler la prime de risque actuelle.
La suite de la semaine s’annonce donc dictée par les déclarations venues de Washington. Les cambistes guettent aussi les chiffres de l’inflation américaine et les minutes de la Réserve fédérale, susceptibles d’orienter la politique monétaire. Si la Fed maintient son ton restrictif, le dollar pourrait continuer de s’apprécier, limitant tout rebond de l’or. À l’inverse, un signal d’assouplissement, couplé à un dénouement favorable sur l’Iran, redonnerait de l’éclat au métal jaune. Pour l’heure, la prudence domine, et l’or reste prisonnier d’un jeu d’équilibrisme géopolitique et macroéconomique.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
L'or recule légèrement sous la pression d'un dollar plus fort et du pétrole en hausse. Les investisseurs attendent sereinement la décision de Trump sur la proposition de prolongement du cessez-le-feu avec l'Iran. Le mouvement est décrit comme une fluctuation normale à l'intérieur des récents sommets.
L'or glisse alors que les marchés surveillent l'accord de paix américano-iranien toujours insaisissable, un dollar plus fort et le pétrole en hausse ajoutant à la pression. L'incertitude persistante sur la décision de Trump maintient les métaux précieux en déséquilibre, reflet du scepticisme des investisseurs quant aux perspectives de stabilité.
L'or baisse à l'ombre de vives tensions géopolitiques, les investisseurs attendant nerveusement la décision de Trump: un carrefour entre prolonger le cessez-le-feu ou basculer dans la guerre avec l'Iran. La presse régionale décrit ce moment avec alarme, la hausse du dollar et du pétrole amplifiant le sentiment d'urgence.
Cette actualité est parue dans
5 sources · 3 langues · fenêtre 24 h