L'Iran rejette l'utilisation de ses avoirs gelés pour compenser les alliés du Golfe
Téhéran dénonce le projet américain de puiser dans ses actifs saisis pour financer la reconstruction des pays du Golfe, menaçant de représailles.

Dans une escalade rhétorique significative, l’Iran a fermement rejeté l’éventualité d’une confiscation de ses avoirs gelés par les États-Unis au profit des pays du Golfe affectés par les tensions régionales. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a qualifié cette initiative d’« impudence » sur le réseau social X, avertissant que Téhéran « ne laissera pas les agresseurs sans réponse » et réclamera des compensations pour les dommages de guerre. Cette déclaration faisait suite à des informations selon lesquelles le département du Trésor américain envisageait de mobiliser des fonds iraniens saisis pour financer la reconstruction et les réparations dans les monarchies du Golfe alliées de Washington.
La presse russe, en relayant l’information, a mis l’accent sur la dimension de confrontation, présentant les États-Unis comme un « agresseur principal » déstabilisateur de la région. Les médias indonésiens, quant à eux, ont souligné l’indignation de l’Iran face à ce qui serait perçu comme un pillage de ses ressources. Un article, citant Gharibabadi, rapporte que « les actifs iraniens ne sont ni des butins de guerre pour Washington ni un fonds de paiement pour ses alliés ». Du côté des sources spécialisées anglophones, l’accent est mis sur le cadre juridique troublé : un rapport de Reuters, repris par Al-Monitor, évoquait le recours possible à ces avoirs pour des dommages futurs, une innovation qui soulèverait des questions de droit international.
Derrière ces déclarations se profile un contentieux bien plus vaste. Les avoirs iraniens sont gelés depuis le rétablissement des sanctions américaines, et leur éventuelle réaffectation sans accord de Téhéran pourrait créer un précédent dangereux. Pour les capitales du Golfe, qui oscillent entre prudence et alignement sur Washington, une telle manœuvre serait un ballon d’essai : elle testerait la solidité de leur alliance avec les États-Unis tout en risquant d’attiser les tensions avec leur puissant voisin perse. L’Iran, de son côté, cherche à maintenir une posture de défi et de victimisation, en accusant l’Amérique d’être à l’origine des déstabilisations qu’elle prétend réparer.
À l’avenir, cette passe d’armes pourrait compliquer les timides efforts diplomatiques en cours, y compris les discussions sur le nucléaire. La promesse de Téhéran de « demander et obtenir » une compensation pour les dommages subis laisse entrevoir une surenchère judiciaire et politique, susceptible de mobiliser d’autres acteurs comme l’Union européenne, garante historique de l’accord de 2015. Si la proposition américaine devait se confirmer, elle risquerait d’enterrer tout espoir de désescalade dans un Moyen-Orient déjà fracturé.
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L'Iran condamne fermement le projet américain d'utiliser ses avoirs gelés pour indemniser les alliés du Golfe, le qualifiant de violation du droit international et de preuve supplémentaire de l'agression américaine. Téhéran avertit que Washington se trompe de cible et devrait plutôt réparer les dommages causés par ses propres actions militaires dans la région.
L'Iran est furieux des informations selon lesquelles le Trésor américain envisagerait d'utiliser les avoirs iraniens pour reconstruire les pays du Golfe touchés par la guerre. Le vice-ministre des Affaires étrangères a catégoriquement rejeté cette idée, déclarant que les gouvernements régionaux ne sont pas en mesure d'exiger des réparations.
Le département du Trésor envisagerait d'utiliser les avoirs iraniens pour aider à la reconstruction des alliés du Golfe endommagés par les agressions de Téhéran. Des sources proches du secrétaire Bessent indiquent que la mesure est à l'étude, tandis que l'Iran rejette toute idée d'utiliser ses fonds à titre de compensation.
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