L’intelligence artificielle propulse SK Hynix et Micron dans le club des mille milliards
Portées par la demande explosive de puces mémoire pour l’IA, les deux fabricants rejoignent Samsung dans le cercle très fermé des capitalisations boursières à treize chiffres. Le mouvement propulse les indices mondiaux et redessine la hiérarchie technologique.

La semaine aura été historique pour l’industrie des semi-conducteurs. En l’espace de quarante-huit heures, le sud-coréen SK Hynix et l’américain Micron Technology ont chacun franchi le seuil symbolique des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, rejoignant leur compatriote Samsung qui y était parvenu début mai. Derrière cette soudaine accélération, un unique moteur : la frénésie mondiale autour de l’intelligence artificielle, dont les centres de données engloutissent des volumes colossaux de puces mémoire à haute bande passante, ces fameuses HBM devenues le nouveau pétrole des géants de la tech.
Ce basculement n’est pas anecdotique. Le « club du trillion », qui ne comptait en 2018 que quelques mastodontes comme Apple ou Microsoft, héberge désormais six acteurs majeurs du silicium sur un total de dix-sept élus — Nvidia, TSMC, Broadcom, Samsung, Micron et SK Hynix. Les observateurs asiatiques soulignent la rapidité vertigineuse du phénomène : l’action SK Hynix a bondi de plus de 200 % en un an, tandis que Micron a doublé sa valeur en à peine six semaines, une ascension plus fulgurante encore que celle connue par Tesla ou Meta à leurs heures de gloire. En Corée du Sud, l’euphorie a porté l’indice Kospi à des records ; au Japon, le Nikkei affiche 72 % de hausse sur douze mois, et à New York, le Nasdaq-100 a franchi pour la première fois la barre des 30 000 points.
Si les projecteurs sont braqués sur Séoul et Wall Street, l’onde de choc se propage bien au-delà. Les analystes de la place allemande notent que les valeurs technologiques européennes — certes loin des méga-capitalisations américaines ou asiatiques — bénéficient elles aussi de ce raz-de-marée, tirées par l’intégration croissante des chaînes d’approvisionnement. La presse latino-américaine, pour sa part, insiste sur la position critique qu’occupent les trois principaux fabricants de mémoire HBM : sans eux, l’expansion globale des infrastructures d’IA serait tout simplement impossible. Cette concentration géographique de la puissance industrielle, entre péninsule coréenne et côte ouest américaine, ravive les interrogations stratégiques sur la dépendance technologique mondiale.
Face à cette envolée, les esprits s’échauffent. Le célèbre commentateur américain Jim Cramer voit dans l’entrée de Micron une « ère nouvelle » où le trillion deviendrait un seuil plus accessible, car l’intelligence artificielle aurait définitivement changé la structure du marché. Pourtant, nombre d’observateurs européens appellent à la prudence : les cycles mémoriels restent volatils, et la moindre inflexion de la demande en serveurs pourrait corriger brutalement ces capitalisations hors normes. Une question demeure donc en suspens : ces valorisations reflètent-elles une transformation durable de l’économie numérique, ou ne sont-elles que l’expression la plus spectaculaire d’une bulle qui, pour l’heure, refuse de dire son nom ?
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
L'euphorie autour de l'IA a déclenché une flambée des valeurs des semi-conducteurs, Micron et SK Hynix entrant coup sur coup dans le club des mille milliards de dollars. La demande explosive de puces mémoire alimente des valorisations record, évoquant les épisodes les plus spéculatifs de la bulle technologique.
La flambée des valeurs des semi-conducteurs tire les indices mondiaux vers le haut, les fabricants allemands de puces profitant également de la dynamique. La vague de l'IA se traduit par de nouveaux records sur le Nasdaq et les places asiatiques, dans un mouvement général mais décrit avec retenue.
La mainmise des valeurs des semi-conducteurs sur le club des mille milliards suscite des interrogations sur la pérennité de la hausse. Avec six fabricants de puces sur dix-sept membres, la question est de savoir s'il reste du carburant pour de nouvelles progressions ou si l'essoufflement guette, avec un regard attentif sur les répercussions pour le marché israélien.
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