Mondial 2026 : France et Espagne, favorites en alerte après des revers inattendus
À quelques jours du coup d’envoi, la France chute face à la Côte d’Ivoire et l’Espagne concède le nul contre l’Irak, semant le doute chez les prétendants au titre.

Le dernier galop d’essai avant le Mundial nord-américain a viré à la douche froide pour deux poids lourds du football mondial. Jeudi soir, à Nantes, l’équipe de France s’est inclinée 2-1 contre la Côte d’Ivoire, tandis qu’à La Corogne, l’Espagne tenante du titre européen a été accrochée 1-1 par l’Irak. Ces résultats, survenus à moins de deux semaines de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, ont résonné comme de sérieux avertissements avant les grands rendez-vous.
Le choc franco-ivoirien a été riche en symboles. Les Bleus, dominateurs en première période et récompensés par un but de Rayan Cherki, ont cédé face à la révolte des Éléphants en seconde mi-temps. Guela Doué, défenseur de Strasbourg, a égalisé puis offert la passe décisive à Amad Diallo pour le but de la victoire. La scène a pris une dimension particulière lorsque les caméras ont montré Désiré Doué, le frère cadet et attaquant vedette du Paris Saint-Germain, assis sur le banc tricolore, arborant un sourire complice. La presse du Golfe et les médias africains ont souligné ce duel fraternel qui illustre les trajectoires croisées des diasporas, entre choix patriotiques et liens familiaux. « Si nous avions besoin d’une sonnette d’alarme, nous l’avons », a concédé Didier Deschamps, conscient des lacunes défensives exhibées par son équipe.
Du côté espagnol, le nul contre l’Irak a déçu les attentes d’un public qui espérait une démonstration de force. Luis de la Fuente avait pourtant ménagé ses cadres – Lamine Yamal, Nico Williams, Rodri – pour donner du temps de jeu à de nouveaux visages, mais la Roja a manqué de tranchant. Ferran Torres a ouvert le score, avant que Merchas Doski ne surprenne la défense ibérique d’un tir brossé. Les médias suédois ont qualifié la prestation espagnole d’« energilöst » (sans énergie), tandis que la presse brésilienne relevait une incapacité à concrétiser la possession. L’Irak, qui avait déjà montré sa solidité en qualifications asiatiques, a défendu son point avec discipline, offrant une belle vitrine au football du Moyen-Orient à une semaine de son entrée en lice dans le groupe I, aux côtés de la France, du Sénégal et de la Norvège.
Au-delà des simples scores, ces matchs ont mis en lumière une convergence de récits médiatiques contrastés. En Europe, l’heure est à l’inquiétude : le journal L’Équipe évoque un « coup de froid » pour les Bleus, tandis que la presse indonésienne se fait l’écho d’une France « giflée » par la Côte d’Ivoire. A contrario, dans le monde arabe et en Asie, on célèbre les exploits de l’Irak et des Éléphants comme autant de signes avant-coureurs d’un possible rééquilibrage des forces lors de ce Mondial élargi à 48 équipes. Les commentaires techniques – la fébrilité défensive française, le manque d’efficacité espagnole – n’effacent pas la portée géopolitique de ces résultats : ils rappellent que le football, à l’ère des sélections métissées et des préparations accélérées, reste imprévisible.
À quelques jours de l’ouverture, la France affrontera le Sénégal le 16 juin, tandis que l’Espagne débutera face au Cap-Vert le 15. Ces deux favoris devront rapidement dissiper les doutes nés de ces ultimes répétitions. Leurs supporters, échaudés par ces faux pas, espèrent que la compétition révélera le meilleur de leurs talents plutôt que leurs faiblesses apparues au grand jour.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le match nul de l'Irak contre l'Espagne est célébré comme un exploit héroïque pour le football asiatique, avec une attention particulière au lien local offert par un défenseur évoluant en Indonésie. La presse souligne qu'une équipe en difficulté face à l'Indonésie a réussi à contenir le champion d'Europe, faisant de ce résultat une fierté régionale.
Le nul de l'Espagne est présenté comme un test de routine sans blessures, où le sélectionneur a pu essayer des jeunes et gérer les retours. L'attention reste centrée sur le retour de Lamine Yamal et l'objectif plus large de la Coupe du Monde, minimisant ce faux pas.
La défaite de la France et le nul décevant de l'Espagne sont décrits comme une sonnette d'alarme pour les favoris, sur un ton glacial et réprobateur. La presse souligne le manque d'énergie et la nécessité d'un rappel brutal à l'ordre à quelques jours du début du tournoi.
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