Le pétrole flambe sur fond d’escalade militaire au Liban et entre Washington et Téhéran
Les cours du brut ont bondi de plus de 2 % lundi, le Brent frôlant 93 dollars, après l’intensification des combats au Liban et des frappes américano-iraniennes, anéantissant les espoirs de trêve.

Le lundi 1er juin 2026, les prix du pétrole ont grimpé de plus de 2 %, le Brent de la mer du Nord s’établissant autour de 93 dollars et le West Texas Intermediate (WTI) à plus de 89 dollars le baril. Ce rebond brutal après la chute de vendredi dernier (-1,7 % pour le Brent, -1,8 % pour le WTI) est directement lié à l’aggravation des tensions au Moyen-Orient. Au cours du week-end, l’armée israélienne a reçu l’ordre d’avancer plus loin au Liban, en dépit du cessez-le-feu annoncé il y a six semaines, tandis que les États-Unis et l’Iran échangeaient des frappes militaires dans le Golfe. Ces événements ont douché les espoirs d’une extension rapide de la trêve entre Washington et Téhéran, espoirs qui avaient porté les marchés avant le week-end.
La presse russe, notamment Interfax et Kommersant, insiste sur le rôle de Donald Trump, qui aurait durci les conditions d’un éventuel accord, refroidissant les anticipations des investisseurs. Les médias iraniens, comme Hamshahri et Donya-e Eqtesad, mettent l’accent sur les conséquences régionales : l’offensive israélienne au Liban et les frappes américaines sur des sites de radars et de drones en Iran. En Inde, The Hindu et The Times of India soulignent la dimension militaire de l’escalade, avec le déploiement de troupes israéliennes supplémentaires et la remise en cause de l’accord de cessez-le-feu. La Voix de l’Amérique en persan, citant des sources proches du dossier, évoque également les craintes sur la sécurité du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour une part majeure du trafic pétrolier mondial.
Les journaux du monde arabe, Al-Modon et El Khabar, rapportent que les États-Unis ont qualifié leurs actions de « frappes défensives », tandis que l’Iran a riposté contre une base utilisée lors d’une précédente attaque. Ces échanges, combinés à l’avancée israélienne, ravivent les inquiétudes sur la stabilité de l’approvisionnement énergétique. Depuis les Émirats arabes unis, Gulf News titre sur le possible retour d’un baril à 100 dollars, un seuil psychologique qui n’avait plus été atteint depuis plusieurs mois. Le journal souligne les risques liés au détroit d’Ormuz, au programme nucléaire iranien et à un embrasement régional qui pourrait torpiller le fragile cessez-le-feu.
Pour l’avenir, les analystes restent prudents. La volatilité des cours, exacerbée par la moindre rumeur géopolitique, pourrait se maintenir si les tensions persistent. Une dégradation supplémentaire – que ce soit par une extension du conflit au Liban, une perturbation du trafic maritime dans le Golfe ou un blocage définitif des pourparlers américano-iraniens – propulserait vraisemblablement les prix au-delà des 100 dollars. À l’inverse, l’annonce d’un cessez-le-feu crédible entraînerait un repli brutal, la demande mondiale restant atone. La prime de risque géopolitique, aujourd’hui chiffrée en dollars par baril, dicte le tempo des marchés pétroliers, rappelant la centralité du Moyen-Orient dans l’économie mondiale.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La flambée des prix du pétrole est directement causée par l’ordre du régime sioniste d’avancer plus profondément au Liban, brisant le fragile optimisme né des pourparlers parrainés par les États-Unis. L’incapacité de Washington à freiner son allié révèle le vrai visage du 'processus de paix', alors que la région en paie le prix.
Une hausse de 4 % a ramené le brut près des 100 dollars le baril, les marchés intégrant le risque d’un conflit élargi. L’échange de tirs entre les États-Unis et l’Iran et l’avancée israélienne au Liban ont ravivé les craintes pour la sécurité des flux pétroliers du Golfe, menaçant d’anéantir la fragile trêve et de replonger la région au bord du gouffre.
Le Brent a grimpé à 93,01 dollars le baril en séance matinale lundi, en hausse de 2,07 %, l’incertitude géopolitique au Moyen-Orient éclipsant les pertes de la séance précédente. L’attention se concentre sur les négociations bloquées entre Washington et Téhéran et la décision américaine de durcir sa position, qui a inversé la récente baisse des cours.
Les cours du pétrole ont bondi de plus de 2 % tôt lundi après que l’ordre israélien d’avancer plus profondément au Liban a sapé les espoirs d’une trêve, malgré un cessez-le-feu vieux de six semaines. L’escalade, juste après des pourparlers américains, a poussé le Brent au-dessus de 93 dollars et le WTI près de 90.
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