Attaque de drone sur Zaporijjia : l’AIEA dénonce un « jeu avec le feu » nucléaire
Un drone a frappé la centrale nucléaire occupée par la Russie, suscitant une vive inquiétude internationale. Moscou et Kiev s’accusent mutuellement, alors que la sûreté nucléaire reste en péril.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a exprimé sa « vive préoccupation » ce week-end après qu’un drone a frappé un bâtiment de turbines de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, occupée par les forces russes. Son directeur général, Rafael Grossi, a averti que s’attaquer à une installation nucléaire relevait du « jeu avec le feu », un message qui résonne avec force alors que cette centrale, la plus grande d’Europe, est située à une trentaine de kilomètres de la ligne de front.
Les versions divergent radicalement quant à l’origine du tir. Moscou accuse l’armée ukrainienne d’avoir délibérément ciblé le site, une allégation aussitôt rejetée par Kiev, qui y voit un « leurre de propagande ». La réponse des autorités ukrainiennes, relayée par des médias occidentaux, souligne l’absurdité de frapper une infrastructure qu’elles-mêmes exploitent encore en partie et qui se trouve sous contrôle russe depuis les premiers jours de l’invasion en 2022.
L’incident, survenu samedi, serait le premier à l’intérieur du périmètre de la centrale depuis avril 2024, selon l’AIEA. Les inspecteurs de l’agence, présents sur place, ont été contraints de s’abriter après avoir entendu des tirs et le bourdonnement de drones. Les dégâts, constatés à une dizaine de mètres de la salle des réacteurs, n’ont toutefois pas entraîné de hausse de la radioactivité, a précisé l’instance onusienne.
Depuis le début de la guerre, Zaporijjia cristallise la menace d’une catastrophe nucléaire aux conséquences transfrontalières. La centrale a été plusieurs fois déconnectée du réseau électrique, et les bombardements à proximité sont récurrents. Les chancelleries occidentales, à Bruxelles comme à Paris, insistent sur la nécessité de préserver la sûreté nucléaire, mais le délabrement sécuritaire sur le site rappelle l’incapacité des Nations unies à imposer une zone démilitarisée.
À l’heure où les combats s’intensifient dans le Donbass, la rhétorique du « jeu avec le feu » prend une dimension géopolitique alarmante. Les diplomaties africaines et asiatiques, souvent plus discrètes sur le conflit, pourraient être incitées à s’impliquer davantage, car un accident nucléaire ne connaîtrait pas de frontières. L’AIEA, coincée entre l’obstruction russe et l’impuissance du Conseil de sécurité, devra redoubler d’efforts pour éviter le pire.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
L'AIEA a exprimé une vive inquiétude après avoir été informée qu'un drone a frappé un bâtiment des turbines de la centrale de Zaporijjia. L'agence a averti que s'en prendre à des installations nucléaires, c'est jouer avec le feu, sans désigner de responsable.
L'inquiétude de l'AIEA fait suite aux accusations russes selon lesquelles l'Ukraine aurait attaqué la centrale de Zaporijjia occupée par Moscou, allégation que Kiev dément. La centrale est sous contrôle russe depuis l'invasion à grande échelle de 2022, et il s'agirait de la première frappe de drone à l'intérieur de son périmètre depuis avril 2024.
Un drone a frappé la plus grande centrale nucléaire d'Europe, sous occupation russe, endommageant un bâtiment à dix mètres de la salle du réacteur. L'Ukraine a nié toute responsabilité alors que les équipes de l'AIEA sur place confirmaient des niveaux de radiation normaux.
L'organisme nucléaire de l'ONU a averti que s'en prendre à la centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, c'est 'jouer avec le feu', après que Moscou a accusé Kiev d'une frappe de drone. Kiev a rejeté l'accusation et l'AIEA a exprimé sa vive inquiétude face à ce qu'elle qualifie de premier incident de ce type depuis avril 2024.
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