Golfe d’Oman : un pétrolier mis hors d’état par l’aviation américaine, 24 marins indiens secourus
Le 8 juin, le MT Marivex a été frappé par un chasseur F/A-18 pour avoir tenté de briser le blocus naval contre l’Iran. Les 24 membres d’équipage indiens, à bord d’un navire sous sanctions, ont été sauvés par les autorités omanaises.

Le 8 juin, un chasseur F/A-18 américain a neutralisé le pétrolier Marivex dans le golfe d’Oman. Le navire, battant pavillon palaouan et vide de cargaison, tentait de rallier un port iranien en dépit du blocus naval instauré par Washington le 13 avril. Le CENTCOM précise que la munition de précision a visé la salle des machines après que l’équipage, composé de 24 marins indiens, eut ignoré les injonctions.
Ce nouveau tir porte à sept le nombre de navires neutralisés depuis le début du blocus, tandis que 134 cargos ont été déroutés et 42 autorisés à poursuivre, rappellent les médias russes. L’Iran, de son côté, avait riposté le 3 juin en frappant un centre de commandement américain en mer d’Oman, selon l’agence Fars citée par la presse moscovite. Cette spirale souligne la militarisation des sanctions unilatérales, en marge de tout mandat onusien.
Secourus par les autorités omanaises, les 24 marins indiens naviguaient sur un navire placé depuis décembre 2025 sur la liste noire de l’OFAC pour ses liens avec l’Iran. La presse indienne insiste sur le fait que le Marivex, sous pavillon de complaisance palaouan, n’appartient à aucun armateur indien et usait de faux indicatifs. L’épisode met en lumière la vulnérabilité des équipages civils, pris dans les rouages de l’application extraterritoriale des sanctions américaines.
Le blocage du golfe d’Oman, couplé aux tensions entre l’Iran et Israël, inquiète au-delà du Moyen-Orient. La presse helvétique évoque une « guerre d’Iran » perturbant l’économie mondiale depuis le 8 avril, notamment via le détroit d’Ormuz. En Europe, où l’on craint une envolée des cours du brut, les diplomaties s’activent en coulisses, d’autant que des médias indiens font état de tentatives de cessez-le-feu encouragées par l’administration Trump.
En neutralisant un pétrolier vide, Washington envoie un message dissuasif sans franchir le seuil de la confrontation ouverte. Mais la répétition de ces frappes, conjuguée aux ripostes iraniennes, transforme la région en un champ de mines juridique et militaire où le droit de la mer cède le pas aux impératifs stratégiques. Les équipages, eux, restent en première ligne.
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