Frappes de drones sur Saint-Pétersbourg et sommet à Londres : l’Ukraine maintient la pression
Au lendemain d’une attaque massive de drones ukrainiens sur la Russie, Volodymyr Zelensky retrouve à Londres Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer pour renforcer le soutien militaire et diplomatique à Kyiv.

L’Ukraine a exécuté samedi l’une de ses plus vastes campagnes de drones sur le territoire russe, ciblant particulièrement Saint-Pétersbourg et sa région, où se tenait le dernier jour du Forum économique international en présence de Vladimir Poutine. Selon des sources concordantes issues de la presse africaine, latino-américaine et européenne, plusieurs centaines d’appareils ont été lancés, dont une grande partie interceptée par la défense aérienne russe — Moscou revendiquant la neutralisation de 376 drones sur l’ensemble de son territoire. L’attaque, la deuxième en moins d’une semaine sur l’ancienne capitale impériale, aurait visé une base navale, des installations du ministère de la Défense et un dépôt de pétrole, provoquant incendies et évacuations. Le gouverneur de la ville a appelé les habitants à ne pas sortir, tandis que l’aéroport de Poulkovo a été brièvement perturbé. Cette démonstration de force intervient au lendemain du refus par le président russe d’une proposition de rencontre directe formulée par Volodymyr Zelensky, signifiant ainsi, selon les termes de la presse italienne, que « si la diplomatie échoue, les armes parleront ».
En riposte, et de manière quasi quotidienne, les forces russes ont poursuivi leurs frappes meurtrières sur le territoire ukrainien. Dans la région de Zaporijia, une attaque de drone a tué un chauffeur de minibus de 56 ans, tandis qu’un homme de 59 ans a péri dans la région de Dnipropetrovsk, selon les services de secours ukrainiens et les administrations militaires locales. Ces bilans, rapportés par des médias britanniques et du Moyen-Orient, soulignent l’enlisement d’un conflit qui, entré dans sa cinquième année, continue de faire des victimes civiles des deux côtés, alors même que les efforts diplomatiques menés par les États-Unis piétinent.
C’est dans ce contexte de surenchère militaire que se sont retrouvés dimanche à Londres les principaux alliés de l’Ukraine. Le président Zelensky, le premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz — le groupe dit E3 — ont tenu un sommet consacré au renforcement de l’aide à Kyiv et à la coordination des pressions sur Moscou. Selon la presse italienne et suédoise, la rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la « coalition des volontaires » pilotée par Londres et Paris, a également permis d’évoquer les contours d’une paix « juste et durable ». L’Élysée a souligné que la Russie, « en situation d’échec militaire, économique et stratégique », continuait obstinément une guerre sanglante, tandis que les participants cherchaient à combler un éventuel vide laissé par le désengagement américain sous la présidence Trump.
Cette double dynamique — escalade des frappes en profondeur sur le sol russe et consolidation du front diplomatique européen — traduit la volonté de Kyiv et de ses soutiens de faire monter le coût de la guerre pour le Kremlin, alors que les négociations restent dans l’impasse. En visant Saint-Pétersbourg, l’Ukraine porte le conflit au cœur symbolique du pouvoir russe, là où Poutine, comme le note la presse espagnole, « n’a jamais voulu la guerre ». Simultanément, le sommet de Londres prépare le terrain à une autonomisation des Européens, qui anticipent une Amérique moins fiable et explorent, selon des médias asiatiques, de nouvelles pistes de médiation. Mais pour l’heure, la priorité reste militaire : comme le résume un éditorialiste italien, « les drones sont les sanctions de l’Ukraine ».
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L'Ukraine a frappé au cœur de la Russie en lançant des drones sur Saint-Pétersbourg alors que Poutine assistait à un forum économique. C'est une riposte aux menaces et un signe que Kiev peut porter la guerre sur le sol russe. Les dirigeants européens se sont réunis à Londres pour accroître la pression sur une Russie en échec militaire et stratégique, en vue de possibles négociations.
L'Ukraine a lancé des centaines de drones sur la Russie alors que se clôturait un grand forum économique international auquel assistait Poutine. Les autorités russes ont intercepté la plupart des appareils et aucun dégât grave n'a été signalé, mais le dernier jour de l'événement a été perturbé. La région de Saint-Pétersbourg a été la principale cible, dans un contexte d'escalade de frappes de drones réciproques.
L'Ukraine a lancé une série de drones sur Saint-Pétersbourg alors que se clôturait un grand forum sur les investissements et après que Poutine eut rejeté l'offre de pourparlers de Kiev. La défense russe a intercepté des dizaines d'appareils, mais l'attaque a tout de même provoqué un incendie dans un dépôt du ministère de la Défense et entraîné la fermeture temporaire du deuxième aéroport de la ville. La temporalité souligne le lien direct entre le refus de négocier de Moscou et l'intensification des frappes ukrainiennes en territoire russe.
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