Flambée des prix du carburant en Inde sur fond de guerre Iran-États-Unis
La quatrième augmentation en dix jours touche durement les consommateurs indiens, tandis que les déclarations de Trump sur les négociations iraniennes laissent entrevoir une crise persistante.

La hausse brutale des prix des carburants en Inde, déclenchée par le blocage du détroit d'Ormuz, est venue percuter de plein fouet les budgets des ménages et l'économie du pays. Lundi 25 mai, les sociétés d'État indiennes ont imposé une quatrième augmentation en l'espace de dix jours, portant le litre d'essence à Delhi à 102,12 roupies et celui de diesel à 95,20 roupies. Depuis la mi-mai, après la levée d'un gel électoral, les hausses s'enchaînent, mettant en lumière la vulnérabilité de l'Inde, qui importe plus de 80 % de son pétrole, aux soubresauts géopolitiques du Moyen-Orient. La hausse cumulée atteint près de 7,5 roupies par litre, une onde de choc qui se propage dans l'ensemble de l'économie.
Au sein des monarchies du Golfe, la tension est également palpable. Les Émirats arabes unis, dont les prix des carburants sont révisés mensuellement, pourraient subir en juin une quatrième hausse consécutive, le baril de Brent s'étant maintenu au-dessus des 100 dollars en raison de la fermeture du détroit. Pourtant, en Inde, le gouvernement a choisi de maintenir inchangé le prix des bonbonnes de GPL domestique, une mesure de protection sociale qui contraste avec l'envolée des autres combustibles. Les consommateurs, déjà éprouvés par une roupie affaiblie, voient le prix du litre d'essence franchir allègrement la barre des 100 roupies dans les grandes métropoles, de Bombay à Calcutta, accentuant les disparités régionales.
La dimension géopolitique pèse de tout son poids sur ces tendances. Le président américain Donald Trump a tempéré les attentes d'un accord rapide avec Téhéran, déclarant avoir demandé à ses négociateurs de « ne pas se précipiter ». Une telle posture laisse présager une prolongation des perturbations du trafic maritime, alors que l'économie mondiale digère mal une crise énergétique qui n'épargne aucun continent. L'incertitude plane également sur l'approvisionnement en gaz naturel, essentiel à l'industrie et à la production d'électricité, les cargaisons contournant le détroit au prix de surcoûts logistiques. Dans les chancelleries européennes, on craint que cette flambée ne se répercute sur le prix des matières premières et n'aggrave une inflation importée. Faute d'une désescalade diplomatique, la route des hydrocarbures restera semée d'embûches, exposant les nations les plus vulnérables à des chocs en cascade.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Gulf Arab media report the Indian fuel price hike as a market event, linking it to global oil price rises due to the Strait of Hormuz closure. They note that the UAE may also see a fourth consecutive increase in June, aligning with global rates. The tone is descriptive and pragmatic, without alarm, focusing on market dynamics.
Indian media highlight the immediate impact on consumers, with petrol in Delhi crossing ₹102 per litre. They emphasize the fourth hike in ten days, a cumulative increase of nearly ₹7.5, and link the crisis to the Iran-US war. The tone is alarmed and critical, focusing on household and transport burdens.
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