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samedi 6 juin 2026 · Édition de 16:00 CET

Face aux sanctions américaines, Cuba se tourne vers ses investisseurs

L’ultimatum de Washington a provoqué un exode des entreprises étrangères. La Havane propose désormais la gestion hôtelière aux Cubains de l’île et de la diaspora.

Économie7 sources4 langues2 min de lectureMàj 19:43

L’échéance fixée au 5 juin par l’administration Trump a sonné le glas des activités de nombreuses compagnies internationales à Cuba. Sous la menace de sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), toute entreprise ayant des liens avec le conglomérat militaro-économique Gaesa, contrôlé par les Forces armées révolutionnaires, devait rompre ses relations commerciales. Selon la presse espagnole et latino-américaine, cet ultimatum a accéléré un exode massif, des chaînes hôtelières aux systèmes de paiement, plongeant l’île dans une incertitude accrue.

Le secteur touristique, poumon de l’économie cubaine, est durement touché. Les groupes espagnols Meliá et Iberostar ont réduit leurs opérations, Meliá abandonnant la gestion de 15 de ses 34 hôtels. Comme le rapportent les médias canadiens, Air Canada et Sunwing ont suspendu sine die leurs vols vers l’île, invoquant l’instabilité politique et économique. Les touristes canadiens, qui constituent une part essentielle des visiteurs, se voient ainsi privés de liaisons directes. Parallèlement, les paiements par cartes Visa et Mastercard sont suspendus, étranglant un peu plus l’économie, selon des reportages de Radio-Canada et de la presse argentine.

Face à cet effondrement, le gouvernement de Miguel Díaz-Canel tente de sauver ses infrastructures. D’après un entretien accordé au quotidien espagnol elDiario.es et repris par El Financiero, La Havane étudie des « modalités de négociation » avec des Cubains résidant sur place ou à l’étranger pour gérer et investir dans les hôtels. Cette ouverture vise à combler le vide laissé par les groupes étrangers qui ne peuvent plus opérer sans s’exposer aux représailles états-uniennes, et s’inscrit dans une stratégie de résistance aux sanctions.

La pression de Washington combine un blocus énergétique de facto, des poursuites judiciaires historiques — comme l’inculpation de Raúl Castro en lien avec l’abattage de deux avionettes en 1996 — et une campagne de sanctions tous azimuts. Pour les analystes, cette politique de « pression maximale » isole davantage Cuba, mais ouvre paradoxalement un espace pour un capitalisme cubain transnational. Reste à savoir si les investisseurs cubains, souvent modestes et dispersés, pourront pallier le retrait des multinationales, dans un contexte de pénuries et de délabrement des infrastructures.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Le président Díaz-Canel cherche à attirer des investisseurs cubains et des partenaires non étasuniens pour sauver les hôtels menacés par les sanctions américaines. L'arrêt des vols d'Air Canada et l'exode des entreprises étrangères sont présentés comme le résultat direct des pressions de Washington, obligeant les sociétés à quitter l'île. Cuba se pose en victime d'une agression économique, tout en affirmant sa capacité d'adaptation et la recherche de solutions alternatives.

Stampa atlantica / anglosfera/ economicaallarmedistacco

L’échéance de l’ultimatum américain provoque un exode massif des entreprises étrangères de Cuba, Air Canada suspendant indéfiniment ses vols face à l’incertitude politique et économique. Les sanctions de Washington, sous la pression maximale de l’administration Trump, isolent toujours plus l’île et obligent les sociétés à rompre leurs liens pour éviter des représailles. La situation à Cuba s’aggrave, entre menaces d’intervention militaire et effondrement des services.

Cette actualité est parue dans

7 sources · 4 langues · fenêtre 24 h

El Sol de México6 juin, 07:13
Jovem Pan6 juin, 07:14
El Financiero6 juin, 07:14
Perfil6 juin, 07:14
The Independent6 juin, 07:14
Radio-Canada Info6 juin, 07:15
Bloomberg6 juin, 15:59