El Niño 2026 : alerte mondiale face à un chaos climatique programmé
L’OMM estime à 80 % la probabilité d’un épisode El Niño entre juin et août, avec des répercussions extrêmes redoutées de l’Amérique latine à l’Asie en passant par l’Afrique.

La probabilité que survienne un épisode El Niño d’ici l’été boréal atteint désormais 80 %, alerte l’Organisation météorologique mondiale (OMM), dont les modèles annoncent une quasi-certitude de persistance au moins jusqu’en novembre. Les eaux anormalement chaudes du Pacifique tropical, avec des anomalies de température atteignant par endroits 6 °C au-dessus des moyennes, préparent un phénomène que l’agence onusienne juge « au minimum modéré, possiblement fort ». Cette annonce, relayée des Amériques jusqu’en Asie, ravive le souvenir d’un cycle précédent qui, en 2024, avait propulsé les températures mondiales à des records inégalés.
D’un continent à l’autre, les perspectives dessinent un patchwork de risques asymétriques. En Amérique latine, le secteur agricole se prépare au pire : de la Colombie au Brésil, le riz, le maïs, le café et d’autres cultures vivrières pourraient subir les assauts combinés de la sécheresse et des vagues de chaleur, tandis que des pluies torrentielles menacent les zones andines. La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, appelle les gouvernements de la région à « redoubler de précautions » et à mobiliser l’intelligence climatique. En Inde, les prévisions font craindre un net affaiblissement de la mousson, compromettant les récoltes et la sécurité alimentaire de centaines de millions de personnes. L’Afrique offre un visage contrasté : la Corne pourrait recevoir des précipitations diluviennes, alors que l’Afrique australe s’asséchera, mettant en péril les moyens de subsistance. Même les latitudes tempérées ne sont pas épargnées : au Canada, les météorologues anticipent des étés plus humides et plus chauds ; en Europe, et notamment sur le pourtour méditerranéen, les canicules pourraient s’intensifier, alourdissant la facture sanitaire et les risques de mortalité liée à la chaleur.
Face à cette menace, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a réitéré l’urgence de déployer des systèmes d’alerte précoce pour tous et d’accélérer la sortie des énergies fossiles, seule parade efficace à long terme. Les experts s’inquiètent tout particulièrement de l’hypothèse d’un « super El Niño », comparable aux épisodes dévastateurs de 1982-1983 ou 1997-1998, qui déstabiliserait les chaînes d’approvisionnement mondiales, des céréales aux minerais, et aggraverait les tensions géopolitiques autour des ressources en eau. Les pays du Sud, déjà étranglés par la dette et les retombées des crises récentes, sont en première ligne, mais l’onde de choc n’épargnera aucun marché interconnecté.
Ce retour annoncé confirme une tendance lourde : le réchauffement d’origine anthropique amplifie la fréquence et l’intensité de ces oscillations naturelles, transformant des cycles millénaires en ruptures brutales. Alors que les négociations climatiques de Bonn se profilent, la planète se trouve à un carrefour : les alertes scientifiques n’ont jamais été aussi précises, mais la volonté politique de les traduire en actes contraignants reste incertaine. Le thermomètre, lui, n’attend pas.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
L'Amérique latine est en état d'alerte face au retour d'El Niño, avec une probabilité de 80 % entre juin et août. Les filières agricoles, comme en Colombie, se préparent à des conséquences contrastées : certaines cultures sont menacées, d'autres pourraient profiter de nouvelles précipitations, alors que les autorités recommandent une extrême prudence et une intelligence climatique.
L'alerte de l'OMM sur El Niño a des répercussions directes sur la mousson indienne. Avec une probabilité de 80 % entre juin et août, les prévisions indiquent un fort affaiblissement des pluies de mousson et un mois de juin plus chaud que la normale. La perspective d'un 'super' El Niño, accentué par le changement climatique, fait peser un risque sur l'agriculture et les ressources en eau.
Un reportage canadien décortique comment un phénomène né dans le Pacifique peut influencer l'été au pays. Avec une probabilité de 80 % entre juin et août, El Niño pourrait rendre certaines régions plus humides et plus chaudes, mais l'ampleur reste incertaine. Les météorologistes locaux livrent un ton mesuré, plus descriptif qu'alarmant.
L'Italie et l'Europe méditerranéenne se préparent à un El Niño 'petit' mais qui frappera fort. Les Nations unies, inquiètes, appellent à se préparer à des canicules, des sécheresses et des inondations, avec une probabilité de 80 % entre juin et août. Alimenté par des eaux anormalement chaudes du Pacifique, le phénomène promet de bouleverser les régimes climatiques aussi en Méditerranée.
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