Se connecter
Édition de 20:00 CETmercredi 10 juin 2026
287 sources · 16 langues0 briefings aujourd'hui
lundi 8 juin 2026 · Édition de 20:00 CET

Échange de frappes entre les États-Unis et l’Iran : le fragile cessez-le-feu vacille

Washington frappe des cibles iraniennes près d’Ormuz, Téhéran riposte contre une base américaine. Trump rejette tout accord et menace Oman, tandis qu’Israël bombarde Beyrouth.

Géopolitique23 sources10 langues2 min de lectureMàj 04:00

Dans la nuit du 28 mai, les forces américaines ont frappé un centre de contrôle de drones iraniens près de Bandar Abbas, abattant quatre appareils et détruisant la station au sol. L’opération, qualifiée de « purement défensive » par Washington, visait à protéger le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Quelques heures plus tard, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir riposté contre la base aérienne américaine d’où serait partie l’attaque, sans en préciser la localisation. Des médias arabes et le Koweït ont fait état d’interceptions de drones et de missiles visant l’émirat, allié des États-Unis.

Ces frappes réciproques mettent à l’épreuve le cessez-le-feu en vigueur depuis début avril, censé ménager un espace de négociation après trois mois de guerre qui a quasiment fermé le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce pétrolier mondial. Le regain de tensions est survenu alors que le président Donald Trump avait démenti quelques heures plus tôt les informations d’Axios faisant état d’un projet d’accord avec Téhéran sur la libre circulation dans le détroit. M. Trump a en outre menacé de « faire sauter » le sultanat d’Oman, allié occidental et médiateur régional, s’il tentait de contrôler la voie maritime.

Sur le front des marchés, le baril de Brent a bondi à près de 98 dollars avant de refluer à 94 dollars, signe de la nervosité persistante. Les médias iraniens, citant des sources militaires, ont affirmé que l’incident initial avait été déclenché par la tentative d’un pétrolier américain de forcer le passage sans autorisation, ce qui aurait entraîné des tirs de semonce de la marine iranienne et justifié, selon Téhéran, la riposte américaine. Du côté européen, les chancelleries redoutent une nouvelle escalade qui aggraverait la crise énergétique et déstabiliserait davantage le Moyen-Orient.

Cette poussée de fièvre s’inscrit dans une guerre régionale plus large, où Israël mène des bombardements meurtriers sur Beyrouth et le sud du Liban tout en étendant son occupation à Gaza. L’absence de perspectives politiques immédiates et la rhétorique incendiaire de Donald Trump, qui a évoqué la nécessité de « finir le travail » si aucun accord n’est conclu, font craindre une rupture définitive de la trêve, avec des conséquences incalculables pour l’approvisionnement énergétique mondial et la sécurité de la région.

Cette actualité est parue dans

23 sources · 10 langues · fenêtre 24 h

The Economic Times
Donya-e Eqtesad
Excelsior
Vedomosti
Viva.co.id
Emirates 24/7
Prothom Alo
Bild