Cours du pétrole : entre détente mondiale et tensions locales à la pompe
La baisse des prix du baril, portée par l’espoir d’une paix au Moyen-Orient, se répercute très inégalement selon les politiques nationales, entre baisses de taxes en Suède, subventions au Brésil et volatilité au Mexique.

L'espoir d'une désescalade au Moyen-Orient a entraîné une baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux, avec des répercussions immédiates dans plusieurs pays du Nord. En Suède, le litre d'essence s'échange désormais autour de 17 couronnes, et celui de diesel à 19,50 couronnes, soit une diminution de plus de deux couronnes en une quinzaine de jours. À cette tendance s'ajoute une réduction fiscale de 3 couronnes par litre décidée par le gouvernement pour le 1er juillet, qui ramènerait les prix sous leur niveau d'avant la crise énergétique. Une conjonction de facteurs géopolitiques et de choix politiques qui illustre la fragilité des équilibres pétroliers mondiaux.
À l'autre extrémité du spectre, le Mexique témoigne de la persistance de tensions inflationnistes. Les prix des carburants continuent d'y fluctuer au jour le jour, sous l'effet conjugué du taux de change, des marges des distributeurs et des coûts logistiques. Le 1er juin, la magna coûtait en moyenne 23,74 pesos le litre à Puebla, 23,98 pesos au Jalisco et 23,81 pesos dans la capitale, d'après les relevés de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) et du parquet fédéral du consommateur (Profeco). Malgré la baisse du brut, les prix mexicains restent élevés, rappelant que, comme le veut l'adage populaire, « si l'essence monte, tout monte ».
Au Brésil, où le diesel est un intrant crucial pour le transport routier, le gouvernement fédéral a pris les devants. À partir du 1er juin, Petrobras a appliqué une réduction de 0,35 réal par litre sur le diesel A, ramenant son prix de vente moyen aux distributeurs de 3,65 à 3,30 réals. Cette mesure, qui s'inscrit dans un programme de subventions, permet d'afficher un prix inférieur de 37,4 % à celui de décembre 2022, en tenant compte de l'inflation. Une politique interventionniste qui contraste avec l'approche plus libérale suédoise, où la baisse repose davantage sur le marché et des ajustements fiscaux.
Ces évolutions contrastées soulignent la dépendance persistante des économies aux hydrocarbures et la vulnérabilité des consommateurs face à une instabilité qui ne se limite pas aux cours du baril. Au Mexique, la suppression récente de la CRE et l'incertitude sur les futures régulations ajoutent une couche d'imprévisibilité. En Europe, le retour à des prix d'avant-crise, s'il se confirme, pourrait atténuer les pressions inflationnistes, mais il reste conditionné à une conjoncture géopolitique apaisée. Alors que les regards se tournent vers les négociations au Moyen-Orient, les automobilistes du monde entier, de Guadalajara à Göteborg, restent suspendus aux soubresauts d'un marché pétrolier toujours aussi peu prévisible.
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En Amérique latine, les prix de l’essence fluctuent quotidiennement sous l’effet des marchés pétroliers, des taux de change et des subventions gouvernementales. Malgré les baisses récentes, les carburants restent plus chers qu'aux États-Unis, entretenant un certain scepticisme. Les interventions publiques, comme la remise sur le diesel au Brésil, tentent d’alléger la pression sur les transports.
La baisse des cours du pétrole et les espoirs de paix au Moyen-Orient font reculer les prix des carburants. En Suède, une réduction fiscale de 3 couronnes par litre à partir du 1er juillet ramènera l’essence sous son niveau d’avant la crise énergétique, soulagement pour les automobilistes et signal de retour à la normale.
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