Coupe du monde 2026 : Lamine Yamal, joyau de la Roja, prêt pour l’ouverture
Le jeune prodige espagnol, touché à la cuisse en avril, sera rétabli pour le choc inaugural face au Cap-Vert, confirme le sélectionneur Luis de la Fuente. L’Espagne aborde le tournoi en favorite aux côtés de la France.

La nouvelle que toute l’Espagne attendait est tombée dimanche 7 juin, à quatre jours du coup d’envoi du Mondial : les jeunes attaquants Lamine Yamal et Nico Williams, dont l’absence de fin de saison avait semé le doute, seront disponibles pour le premier match de la Roja, le 15 juin contre le Cap-Vert. Le sélectionneur Luis de la Fuente a lui-même rassuré les esprits, précisant que Yamal, victime d’une lésion musculaire à la cuisse gauche en avril avec le FC Barcelone, ainsi que Williams et Victor Muñoz, ont poursuivi leur rééducation au camp de base de Chattanooga (Tennessee) plutôt que de se rendre au Mexique pour le dernier match amical face au Pérou. Ce bulletin de santé favorable éteint les inquiétudes relayées ces dernières semaines par la presse sportive du monde arabe et d’Amérique latine.
Car le prodige catalan, à seulement 18 ans, porte déjà sur ses épaules les espoirs de tout un pays. Champion d’Europe en titre, l’Espagne aborde la phase finale avec un effectif pléthorique — Rodri, Cucurella, et une génération dorée — et figure, avec la France de Kylian Mbappé, en tête des pronostics. L’analyse des journalistes du média « The Athletic », reprise par la presse asiatique, place les deux nations au-dessus de la mêlée, citant la profondeur offensive des Bleus (Dembélé, Olise, Barcola, Doué) face à la fougue technique des Ibères. Du côté sud-américain, les médias brésiliens rappellent que l’Uruguay, autre poids lourd de la région, sera un adversaire coriace dans le Groupe H, aux côtés de l’Arabie saoudite et du Cap-Vert, néophyte de la compétition.
L’engouement autour de Yamal n’est pas qu’européen. Il traverse les continents : les télévisions arabes saluent le « mot de passe » que pourrait incarner le jeune homme pour reconquérir un titre mondial qui échappe à l’Espagne depuis 2010, tandis qu’au Qatar, on voyait déjà en lui l’héritier des légendes. Même son jeune âge, et la précocité de ses blessures, suscitent une bienveillance mâtinée d’interrogations. La presse allemande, sobre, confirme que les ailiers seront prêts, tout en relevant la montée en puissance d’autres outsiders comme l’Équateur.
Au-delà de l’état de santé de ses pépites, c’est la capacité de l’Espagne à maintenir un rythme élevé sur un mois de compétition qui interroge. Alors qu’un certain Lionel Messi, sextuple mondialiste à 38 ans, s’avance pour un ultime défi avec l’Argentine, la Roja incarne le renouveau générationnel. Entre la confirmation attendue de Yamal et la menace incarnée par les armadas française et argentine, ce Mondial nord-américain, qui débute le 11 juin sous le ciel du Canada, des États-Unis et du Mexique, s’annonce comme le théâtre d’un choc des temps footballistiques.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Le retour de Lionel Messi pour une sixième Coupe du monde record à 38 ans est célébré comme le rêve d'enfant qui bat encore au cœur de l'Argentine tenante du titre. Dans le même temps, le jeune prodige espagnol Lamine Yamal est annoncé apte pour le match d'ouverture, mêlant la légende à l'émergence de nouveaux talents.
L'Espagne arrive à la Coupe du monde avec une équipe de stars favorite du Groupe H, et les jeunes Yamal et Williams récupèrent pour le match d'ouverture. Cependant, les supporters mexicains sont déçus car aucun des deux ne jouera le match amical contre le Pérou à Puebla, une occasion manquée pour le public local.
Lamine Yamal, à peine dix-huit ans, est présenté comme le talisman capable de ramener l'Espagne au sommet du monde. La presse du Golfe arabe met en avant son ascension fulgurante, ses récompenses individuelles et l'espoir que son génie soit le secret du rêve espagnol.
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