Arménie : arrestations et pressions russes à l’approche d’élections cruciales
La commission électorale maintient le bloc pro‑russe « Arménie forte » sur les bulletins, tout en autorisant l’arrestation de six candidats. Un scrutin crucial pour l’avenir géopolitique du pays.

À la veille des élections législatives en Arménie, la commission électorale centrale a refusé d’invalider le bloc d’opposition pro‑russe « Arménie forte », tout en autorisant l’arrestation de six de ses candidats. Cette décision contradictoire cristallise les tensions d’un scrutin perçu comme un référendum sur l’avenir géopolitique du pays.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2018, le premier ministre Nikol Pachinian a engagé un rapprochement avec l’Union européenne et les États‑Unis, irritant Moscou. La Russie a imposé des restrictions commerciales et multiplié les pressions, tandis que Washington et Bruxelles affichent leur soutien à la souveraineté arménienne. Comme le souligne la presse nord‑américaine, ces élections pourraient redéfinir l’alignement d’Erevan, pris entre l’Occident et une Russie déterminée à conserver son influence.
Le bloc « Arménie forte », dirigé par l’homme d’affaires russo‑arménien Samvel Karapetian, incarne cette orientation pro‑russe. Accusé de subornation d’électeurs, il fait face à une procédure pénale, tandis que son chef est en résidence surveillée pour tentative de renversement du gouvernement – des charges qu’il juge politiques. La commission électorale a rejeté une requête du parti pro‑européen « République » visant à exclure le bloc, mais a donné son feu vert à l’inculpation de six candidats. Des médias russes dénoncent une campagne de harcèlement contre l’opposition, tandis que le Conseil de sécurité russe fustige des « restrictions inacceptables » des droits électoraux.
Les analystes occidentaux y voient un test pour la démocratie arménienne. Washington a déclaré suivre les allégations d’ingérence étrangère et rappelé le droit du peuple arménien à décider de son avenir. Fait rare, l’administration Trump et l’Union européenne convergent pour soutenir la trajectoire pro‑occidentale d’Erevan, la seule démocratie de la région selon plusieurs commentateurs. Toutefois, la personnalisation du pouvoir par Pachinian et les entraves à l’opposition suscitent des inquiétudes.
Ces élections, les premières ordinaires depuis neuf ans, se tiennent sans seuil de participation. Avec une population de 2,4 millions d’électeurs, le verdict des urnes s’annonce décisif. Si le parti de Pachinian, en tête des sondages, devait l’emporter, il pourrait poursuivre sa réorientation stratégique. Mais Moscou n’a pas dit son dernier mot, et les fragilités internes pourraient compromettre les ambitions de rupture avec l’orbite russe.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
La campagne électorale en Arménie est d'une légitimité nulle. Le gouvernement Pachinian persécute l'opposition prorusse par des arrestations politiques et des menaces contre les électeurs, tandis que l'Occident se tait ou encourage la répression. Le projet d'intégration européenne du premier ministre est une illusion qui mènera le pays à la catastrophe en rompant ses liens vitaux avec Moscou.
Les élections législatives en Arménie constituent un moment historique. Le premier ministre Pachinian cherche à se rapprocher de l'Europe et à normaliser les relations avec la Turquie, tandis que l'oligarque prorusse Karapetian, soutenu par Moscou, tente de déstabiliser le gouvernement. La Russie utilise sanctions, désinformation et menaces pour empêcher le pays de lui tourner le dos, alors que l'Occident réaffirme son soutien à la souveraineté arménienne.
À la veille des élections législatives, les autorités arméniennes ont arrêté six candidats de l'opposition prorusse sans fournir de motifs officiels. Ces interpellations suscitent des interrogations sur la régularité du processus électoral, alors que le pays oscille entre alignement occidental et influence russe. Les restrictions commerciales imposées par Moscou compliquent davantage la situation.
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