Alphabet lève 80 milliards de dollars, Berkshire Hathaway sous un nouveau cap
Pour financer l’intelligence artificielle, Alphabet lance une augmentation de capital inédite depuis 2004. Berkshire Hathaway, désormais dirigé par Greg Abel, souscrit 10 milliards de dollars dans l’opération.

Alphabet a annoncé une augmentation de capital de 80 milliards de dollars, une opération rarissime pour le groupe qui n’avait pas sollicité les marchés actions depuis son introduction en Bourse en 2004. Selon la presse économique suisse, la maison mère de Google, qui a pourtant dégagé 164 milliards de dollars de trésorerie en 2025, se tourne vers les actionnaires pour soutenir le développement de ses infrastructures d’intelligence artificielle. D’après des analyses relayées en Italie, les dépenses d’investissement d’Alphabet pourraient atteindre 180 à 190 milliards de dollars en 2026, avant une nouvelle hausse en 2027.
Cette levée de fonds s’inscrit dans une course aux capitaux qui touche l’ensemble des géants de la tech. Comme le révèle la presse britannique, Berkshire Hathaway, désormais dirigé par Greg Abel, a pris l’engagement de souscrire 10 milliards de dollars de titres, un signal fort de la part du holding autrefois piloté par Warren Buffett. La même source indique que M. Abel a par ailleurs initié l’acquisition de Taylor Morrison, un constructeur de maisons, pour 6,8 milliards de dollars, suggérant une possible évolution du modèle de gestion hérité de son prédécesseur.
Au-delà des marchés actions, les grandes entreprises technologiques se tournent massivement vers les marchés obligataires internationaux, notamment européens. D’après des analyses diffusées au Moyen-Orient, Alphabet figure déjà parmi les plus gros émetteurs d’obligations en euros, en livres sterling, en francs suisses et en yens. Amazon a récemment établi un record en levant 14,5 milliards d’euros en une seule émission, illustrant la maturité de ces marchés pour financer les investissements dans l’IA. Les « hyperscalers » — ces entreprises qui déploient des infrastructures à très grande échelle — diversifient ainsi leurs sources de financement en prévision de besoins qui pourraient atteindre 700 milliards de dollars d’ici 2027, selon des chiffres cités par la presse italienne.
Cette convergence entre la vieille économie, incarnée par Berkshire Hathaway, et les nouvelles technologies illustre un basculement stratégique. Alors que l’Europe cherche encore sa place dans la course à l’IA, ses marchés financiers deviennent des instruments essentiels pour les ambitions américaines. Le recours aux fonds propres par Alphabet, malgré des profits colossaux, témoigne d’une pression accrue des investisseurs pour accélérer le déploiement de l’IA, au risque de tensions sur la rentabilité à court terme. La décision de Greg Abel d’investir massivement dans ce secteur, tout en opérant un virage industriel avec Taylor Morrison, laisse entrevoir une redéfinition de la stratégie de Berkshire sous sa nouvelle direction.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
Alphabet choisit d'émettre 80 milliards de dollars d'actions, un geste rare pour le groupe, malgré des bénéfices records. L'engagement de 10 milliards de Buffett retient l'attention, alors que les investissements IA explosent. Le marché observe cette demande colossale avec un certain scepticisme.
Les émissions obligataires des géants technologiques liées à l'IA redessinent les marchés mondiaux de la dette d'entreprise. Alphabet figure déjà parmi les plus gros emprunteurs en euros, livres, francs et yens, et la tendance gagne les hyperscalers. Le financement de l'IA transite de plus en plus par les marchés obligataires internationaux.
Alphabet a annoncé son intention de lever 80 milliards de dollars par placement d'actions pour financer son infrastructure IA. L'opération prévoit une offre publique de 30 milliards, une vente privée de 10 milliards à Berkshire Hathaway et un programme supplémentaire de 40 milliards au troisième trimestre. Goldman Sachs, JP Morgan et Morgan Stanley sont les coordonnateurs.
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