Witkoff et Kushner à Oak Ridge : les coulisses du rapprochement nucléaire américano-iranien
La visite discrète des émissaires de Trump dans un laboratoire du Tennessee révèle l’avancement des pourparlers avec Téhéran, malgré des divergences persistantes sur le calendrier et le dégel des avoirs iraniens.

Le 5 juin, la nouvelle a filtré dans la presse américaine : Steve Witkoff et Jared Kushner s’étaient rendus la veille au laboratoire national d’Oak Ridge, dans le Tennessee, pour consulter des experts techniques susceptibles de jouer un rôle dans un futur accord nucléaire avec l’Iran. Confirmée par des responsables américains, cette visite discrète, révélée par Axios et largement reprise par les médias du Moyen-Orient, signale que les négociations en cours sont entrées dans une phase décisive.
Washington et Téhéran négocient par médiateurs régionaux un « mémorandum d’entente » visant à mettre fin à la guerre et à lancer des discussions approfondies sur le programme nucléaire iranien. Selon des sources américaines et régionales, les pourparlers sont « en phase finale », mais plusieurs désaccords subsistent. D’après des informations relayées notamment par les médias libanais et iraniens, Téhéran réclame 90 jours pour réduire son enrichissement d’uranium, tandis que Donald Trump exige un délai de 60 jours. La question du dégel des avoirs iraniens fait également débat. Le président américain a néanmoins affiché son optimisme, déclarant que le dossier serait « résolu d’une manière ou d’une autre ».
La visite à Oak Ridge, laboratoire réputé pour son expertise dans le traitement de l’uranium hautement enrichi, suggère que les États-Unis préparent déjà l’aspect technique d’un éventuel accord, notamment la relocalisation ou la conversion du stock iranien estimé à 400 kilogrammes. Scott Roecker, expert de la Nuclear Threat Initiative, a souligné que le laboratoire disposait des capacités nécessaires pour manipuler et sécuriser de tels matériaux. Cette démarche proactive rappelle les préparatifs ayant précédé l’accord de 2015, mais dans un contexte régional bien plus dégradé.
Pendant que les émissaires américains se concentraient sur l’Iran, la Russie a fait savoir qu’elle attendait également la visite de Witkoff et Kushner, sans toutefois avancer de date. Cette double perspective illustre l’activisme diplomatique de l’administration Trump, qui cherche à remodeler à la fois le dossier nucléaire et les équilibres stratégiques hérités de la guerre en Ukraine. Pour les observateurs européens, tenus à l’écart de ces tractations directes, l’enjeu est de taille : un succès fragiliserait leur position traditionnelle de médiateur, tout en apaisant les tensions sur le marché pétrolier via le détroit d’Ormuz, comme l’a rappelé le secrétaire américain à l’Énergie.
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La Russie prévoit la visite des émissaires Witkoff et Kushner, sans qu’une date ne soit fixée. Les déclarations russes situent cette rencontre attendue dans le contexte des pourparlers entre Washington et Téhéran, rappelant de manière neutre le rôle diplomatique de Moscou.
L’envoyé spécial et le gendre de Trump ont rencontré des experts nucléaires à Oak Ridge, une étape technique en vue d’un éventuel accord avec l’Iran. L’administration insiste pour que tout accord empêche Téhéran de se doter d’armes nucléaires. Aucun autre détail n’a été communiqué.
Les pourparlers sont dans leur phase finale, mais des divergences subsistent : Washington exige 60 jours pour la réduction de l’enrichissement, Téhéran en réclame 90. Des désaccords persistent aussi sur le calendrier et le montant du déblocage des avoirs. Malgré la réunion technique américaine, l’issue reste incertaine.
Une réunion secrète entre les émissaires américains et des experts nucléaires soulève des questions sur la direction des pourparlers avec l’Iran. Alors que Trump estime que la situation se présente très bien, des sources signalent des écarts sur les délais d’enrichissement — 60 jours exigés par les États-Unis, 90 demandés par l’Iran. Les négociations seraient en phase finale, mais des incertitudes demeurent.
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